Quétiapine : la recommandation de remplacement abrogée le 20 juillet

« La disponibilité en quétiapine continue de s’améliorer », a annoncé l’ANSM le 27 mai. Dans ce contexte, l’Agence indique mettre fin à partir du 20 juillet 2026 à la mesure exceptionnelle qui permettait aux pharmaciens de remplacer la quétiapine à libération prolongée (LP) prescrite par une préparation magistrale à libération immédiate (LI), sans nouvelle prescription médicale. À compter de cette date, seul le traitement indiqué sur l’ordonnance pourra donc être délivré.

« L’arrêté qui fixait le prix des préparations magistrales de quétiapine à libération immédiate, dans le cadre de la recommandation de remplacement, ne s’appliquera donc plus. Dès lors, le régime d’exception prend également fin le 20 juillet 2026 et la prise en charge des préparations magistrales est de nouveau soumise au droit commun », précise aussi l’ANSM.

Les autres mesures maintenues

S’il y a du mieux pour les dosages de 50 mg LP et 300 mg LP, avec « des besoins actuellement couverts », des tensions locales peuvent persister pour la quétiapine 400 mg LP. « Les besoins des patients sont partiellement couverts et une amélioration progressive de la situation est attendue dans les prochaines semaines », rassure l’ANSM.

Aussi, jusqu’à la normalisation complète de la situation, « les autres mesures en place depuis le début des tensions en quétiapine sont maintenues ». Les prescripteurs ne doivent toujours pas initier de traitement par quétiapine LP, « sauf pour les patients présentant un épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire ». De même, les laboratoires continuent de réguler les quantités mises à disposition des grossistes et des officines, « afin de permettre au plus grand nombre de pharmacies de disposer d’une quantité minimale du médicament en tension ».

Des tensions persistantes en Téralithe 250 mg

L’ANSM a également fait un point sur les tensions en lithium. Pour Téralithe 400 mg LP, « la quantité de médicaments mis à disposition par le laboratoire est revenue à un niveau comparable à celui observé avant les tensions d’approvisionnement ».

Par contre, les difficultés persistent pour le dosage 250 mg LI. « De nouveaux retards de livraison ont été signalés, ce qui laisse prévoir des tensions au moins jusqu’à fin juin 2026 », indique l’Agence.

Elle précise aussi avoir « demandé au laboratoire de poursuivre ses recherches afin d’identifier des solutions d’importation pour sécuriser l’approvisionnement » et que « le stock de dépannage d’urgence du laboratoire reste disponible pour ce dosage et peut être sollicité aussi bien en ville qu’à l‘hôpital ».