Malgré une embellie au mois de mars qui avait conduit l’ANSM a abrogé sa recommandation de remplacement et laissait présager un retour à la normale, l’approvisionnement en propranolol 40 mg connait de nouvelles difficultés. « Les médicaments à base de propranolol 40 mg (comprimé) font de nouveau l’objet d’importants retards d’approvisionnement, avec une amélioration prévue par les laboratoires concernés à partir de la mi-juillet », a fait savoir l’ANSM vendredi 29 mai.
Dans ce contexte, l’Agence maintient sa recommandation aux médecins « de limiter autant que possible les initiations de traitement par propranolol 40 mg comprimé et d’envisager d’autres bêtabloquants (bisoprolol, nébivolol, aténolol, par exemple) ou des alternatives adaptées tenant compte de l’indication, des spécificités de chaque patient et des recommandations thérapeutiques en vigueur ».
Des lots mis à disposition de manière dérogatoire
Elle rappelle aussi que « le propranolol reste indispensable dans certaines situations, notamment chez les femmes qui allaitent et les enfants atteints du syndrome du QT long congénital ou de tachycardie ventriculaire polymorphe catécholergique ». Pour ces patients, l’ANSM indique que des lots de propranolol Teva 40 mg seront mis à disposition de manière dérogatoire « d’ici mi-juin ».
« Cette mesure temporaire, sans incidence sur les conditions de délivrance ou d’utilisation du médicament, limitera l’impact sur la couverture des besoins des patients dans l’attente de l’amélioration de l’approvisionnement prévue mi-juillet 2026 », précise-t’elle.

