Grands conditionnements, la discorde !

Clap de fin pour la marge exceptionnelle dont bénéficiaient jusqu’à présent les grands conditionnements ! L’arrêté l’officialisant est entré en vigueur au JO du 2 septembre. Il modifie en ce sens le texte du 4 août 1987. Pour l’USPO, il s’agit d’un « procès en trompe-l’œil (qui) se retourne contre l’économie de l’officine », selon un communiqué publié le 1er septembre. Le syndicat fait référence à la procédure engagée par la FSPF en 2019 devant le Conseil d’État pour appliquer à l’ensemble des grands conditionnements la marge et les honoraires spécifiques aux grands conditionnements trimestriels. Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, regrette que « l’on tire vers le bas la marge des grands conditionnements. Une nouvelle façon de faire perdre de l’argent au réseau ». Il déplore également l’actuelle impossibilité de négocier, du fait de l’opposition à la tacite reconduction de la convention pharmaceutique et en a appelé à une discussion sur la dispensation trimestrielle avec les autorités de tutelle. 

De son côté, la FSPF a défendu son action, qui permettrait d’accélérer les discussions. D’après Philippe Besset, président du syndicat, « le ministère de la Santé a fait part au Conseil d’État de son intention de négocier le prix des grands conditionnements dans la convention nationale des pharmaciens ». Pour le syndicaliste, il est important d’engager rapidement des négociations, « que ce soit pour des boîtes de 3 mois ou pour la dispensation à l’unité, il va falloir parler de rémunération ». La fédération a calculé que la fin de la marge triple qui prendra effet le 15 octobre aurait un impact de 70 millions d’euros par an pour la profession.