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Vaccination Covid : « nous n’avons pas de raison de penser que ça ne va pas décoller cette semaine »

Le lancement du système d’information vaccin Covid (SI VAC) par l’Assurance Maladie est l’occasion de revenir sur un début de campagne vaccinale chaotique.

L’Assurance maladie a tenu à présenter aujourd’hui SI VAC, une plateforme numérique permettant l’enregistrement et le suivi de la vaccination, patient par patient, après pseudonymisation. Une application « indispensable » pour la traçabilité, celle-ci n’étant pas facilitée en raison d’une consultation prévaccinale, puis de deux injections différées dans le temps, ainsi que des critères d’éligibilité.

Le SI Vaccin Covid doit permettre de gagner en temps administratif pour ne pas avoir à re-remplir les informations sur les patients à chaque étape du processus. Il sera aussi un support de rémunération pour les médecins : 25 € pour la consultation pré-vaccinal puis 30,4 € par injection lors d’une consultation ou 15 € pour l’injection seule.

Si seuls les médecins et les infirmiers, sous contrôle de médecin, peuvent actuellement vacciner, tous les professionnels de santé pourront avoir accès au SI-VAC via Amélie pro. Le logiciel ne permet pas de déclarer les effets indésirables, il faudra passer par les canaux habituels de la pharmacovigilance. « C’est un service agile qui évoluera en fonction de retours de terrain », précise Laura Letourneau déléguée ministérielle au numérique en santé.

« Nous n’avons pas de raison de penser que cela ne va pas décoller cette semaine »

Deux semaines après l’obtention de l’AMM par le vaccin de Pfizer/BioNTech, la campagne de vaccination française paraît ridicule en comparaison de ses voisins. Un peu plus de 500 personnes vaccinées dans l’hexagone contre 265 000 en Allemagne, 118 000 en Italie et plus d’un million au Royaume-Uni, qui a commencé plus tôt à vacciner. Questionné sur ce retard, Thomas Fatôme, directeur de l’Assurance maladie, se montre optimiste : « nous n’avons pas de raison de penser que cela ne va pas décoller cette semaine ».

Pour lui, le retard s’explique par des problèmes logistiques liés aux Ehpad, car il faut attendre le consentement des patients, qui dépend souvent de leur famille ou de leur tutelle, avant d’envoyer le bon nombre de vaccins dans les établissements.

La consultation prévaccinale permettant de recevoir le consentement, qui n’a pas lieu dans les autres pays d’Europe, peut-elle être aussi une cause de retard ? Pour Thomas Fatôme ce n’est pas un véritable problème, car « la consultation prévaccinale et la primo injection peuvent et vont se faire ensemble ». Face à la lenteur du processus, la question d’ouvrir la vaccination aux autres professionnels de santé se pose plus que jamais, mais la réponse ne pourra être apportée que par le gouvernement, seul décisionnaire sur le sujet.

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