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Limousin

Maxime Camilleri, expert-comptable au sein du cabinet Audéfi, apporte un regard sur l’économie des officines en Limousin, en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité, et sur les dernières évolutions intervenues en matière de prix de cession.

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Nous avons retenu les pharmacies dont les exercices 2019 et 2018 ont des durées de 12 mois et exclu celles qui ont réalisé un regroupement ou un transfert au cours de la période étudiée.

Il est d’ailleurs à noter que sur notre territoire, nous avons constaté une augmentation significative du nombre de regroupements et restructurations en 2019. Les principaux facteurs qui justifient ces opérations pour les officines que nous avons accompagnées sont :

  • d’ordre générationnel,
  • relatifs au mode d’exercice, car la nouvelle génération de pharmaciens cherche davantage un exercice sous forme d’association, pluridisciplinaire ou « en réseau » ;
  • économiques, puisqu’un regroupement ou une restructuration permet dans de nombreux cas d’atteindre une « taille critique », de réaliser des économies d’échelle, de gagner en attractivité…

Pour réussir ce type d’opération, le pharmacien devra adopter une approche transversale et s’entourer de conseils spécialisés.

Chiffre d’affaires, marge et EBE

Sur cette période, le chiffre d’affaires HT moyen (prestations incluses) a progressé de 1,41 %, mais cela masque des inégalités selon la typologie d’officine.

La marge brute moyenne est également en hausse (+ 4 k€). Toutefois, l’EBE moyen est en baisse de presque 3 %, principalement en raison de l’augmentation des frais de personnel. Ce phénomène se justifie par les difficultés de recrutement, et aussi par le développement des nouvelles missions du pharmacien, qui mobilisent des ressources.

Acquisition et financement

Les cessions observées portent, quasi exclusivement, sur des officines dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1,4 million d’euros, ce qui confirme le phénomène déjà remarqué l’an dernier. Mais également l’absence de marché pour les officines dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 million d’euros.

Nous constatons un maintien relatif du prix d’achat moyen. Cependant, on observe une tendance haussière des prix rapportés au chiffre d’affaires ou à l’EBE, notamment portée par davantage de rachats stratégiques dans le cadre d’opérations de concentration d’officines.

Le montant moyen de l’apport personnel pour ces transactions s’est élevé à 154 000 euros, soit environ 12 % du montant du prix d’achat.

Cela se justifie par des loyers plus bas, des partenaires bancaires plus enclins à prêter et par la possibilité de bénéficier des exonérations fiscales comme pour les Zones de revitalisation rurales (ZRR). •

Par Maxime Camilleri Expert-comptable

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