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Covid-19 : Comment les Français voient-ils leur pharmacien ?

Le groupe PHR a commandé à l’Ifop un sondage sur le rôle et la place des pharmaciens aux yeux des Français durant la crise sanitaire. Qu’en ressort-il ?

Parmi les rares commerces encore ouverts, les officines ont un rôle prépondérant afin d’assurer la continuité des soins durant le confinement, rôle consolidé alors que de nombreux cabinets médicaux ont fermé leurs portes. Quel impact sur l’image des pharmaciens aux yeux de leurs patients ? Une question que se pose le groupe PHR annuellement, et qui « permet de faire un état des lieux et d’avoir des pistes sur l’après-crise et le modèle des pharmacies de demain », nous dit Lucien Bennatan, président du groupe.

Une image de professionnel de santé

Si près de 43 % des sondés vont moins souvent à la pharmacie, la confiance envers leur pharmacien reste au beau fixe (97 %), stable depuis 10 ans, et au même niveau que la confiance portée aux médecins généralistes. Face à la crise, les pharmacies sont indispensables à la vie quotidienne de 91 % des interrogés, pour 79 % d’entre eux les pharmacies constituent un lieu de santé où les patients sont pris en charge et traités efficacement, et pour 74 % des sondés, le pharmacien suscite même un sentiment d’attachement !

Un rôle important dans la crise

Au milieu de la crise, pour 4 sondés sur 5, la pharmacie s’apparente à un service public, et devrait être associée à l’élaboration des politiques de prévention en matière de santé. Une image qui correspond bien mieux à un pharmacien qu’à un commerçant et qui va dans le sens du renouvellement du métier. Mais Lucien Bennatan s’attache aux 20 % restants, « l’image que nous laissons paraître n’est pas à 100 % un lieu de santé, il faut donc changer l’organisation de la pharmacie, c’est un axe de développement ».

« Quand nous posions la question de savoir si la pharmacie était un service public, les années précédentes nous étions à 30-40 %, il y a un écart fantastique. La perception du pharmacien acteur de santé a été décuplée pendant la crise, nous avons été perçus comme des professionnels de santé en première ligne, indispensable, courageux, aujourd’hui et demain où l’on veut nous voir impliqués dans les politiques de santé », commente le président du groupe PHR.

Et les services ?

Seulement 53 % des sondés pensent que les entretiens thérapeutiques avec leur pharmacien seraient une évolution positive du métier, un chiffre en berne par rapport à 2018 où ils étaient 66 %. Mais les sondés sont favorables aux évolutions qui vont dans le sens du combat contre le virus : 90 % sont favorables à la livraison de médicaments à domicile, 88 % pour des tests Covid-19 en officine. Ils sont aussi favorables à la vaccination antigrippale (80 %) et aux Trod angine (81 %).

« La pharmacie de quartier est plébiscitée, ainsi que les services digitaux, c’est la pharmacie du futur. Nous devons dessiner l’officine idéale pour les Français », conclut Lucien Bennatan.

Sondage réalisé par l’Ifop auprès de 1007 personnes le 16 et 17 avril 2020

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