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Dispensation à l’unité : les syndicats sur le qui-vive

« Il n’y aura pas de dispensation à l’unité sans modèle économique » indique la FSPF dans un communiqué de presse. 

La dispensation à l’unité était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage, les députés ont adopté un amendement gouvernemental ouvrant la voie à la possibilité de modalités particulières pour la délivrance des médicaments. Fixée par un décret, qui définira les conditions dans lesquelles le pharmacien d’officine pourra délivrer certains médicaments à l’unité, lorsque leur forme pharmaceutique le permet.

« Opposée à la dispensation à l’unité systématique pour tous les médicaments, la FSPF prend acte de cette décision des députés de la restreindre à quelques traitements » indique le syndicat dans un communiqué.

« Certes, la dispensation à l’unité peut présenter un intérêt pour la protection de l’environnement comme de la santé publique et les pharmaciens le font déjà pour les stupéfiants. Mais sa généralisation constituerait une remise en question fondamentale du système actuel de mise à disposition des médicaments » précise la FSPF.

L’USPO, pour sa part, craint de « déstructurer une politique de santé par une approche sans concertation » et se dit opposée à la dispensation à l’unité. Sur Europe 1, Gilles Bonnefond dénonce un amendement « purement démagogique« . Le président de l’USPO redoute également la disparition de la boite, précieuse en termes d’information pour le patient.

A ce jour, aucune rémunération du pharmacien n’est prévue. « Or, aucun pharmacien ne pourra s’engager dans la dispensation à l’unité sans contrepartie financière » indique la FSPF qui réclame déjà « une rémunération spécifique pour l’acte de fractionnement des stupéfiants ».

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