Un traitement innovant contre le VHC disponible à l’officine

À partir du lundi 12 mars, AbbVie mettra à disposition du marché français le Maviret(glécaprévir/pibrentasvir), nouveau traitement pangénotypique (génotypes 1-6) de l’hépatite C chronique. Ce nouveau médicament permet une réduction de la durée de traitement à 8 semaines pour les patients adultes naïfs de traitement non cirrhotiques.

Maviret a démontré une efficacité de 97,5% pour ce groupe de patients. Il s’agit du premier traitement antiviral à action directe (AAD) disponible à la fois en ville et à l’hôpital, de quoi simplifier largement le parcours de soins des patients. Seule association pangénotypique de deux antiviraux à action directe de seconde génération, le glécaprévir (inhibiteur pangénotypique des protéines NS3A/4A du VHC) et le pibrentasvir (inhibiteur pangénotypique NS5A) ciblent et inhibent les protéines essentielles à la réplication du virus de l’hépatite C de génotype 1 à 6.

Les études de tolérance se sont avérées très satisfaisantes, et ce sans ribavirine, en une prise par jour pour tous les patients adultes naïfs de traitement. Cette association constitue également une option thérapeutique pour certains patients plus difficiles à traiter, y compris ceux souffrant d’une cirrhose compensée (quel que soit le génotype), les patients co-infectés VHC/VIH-1 et ceux dont les options de traitement étaient auparavant limitées : patients souffrant d’insuffisance rénale chronique sévère (IRC) ou atteints d’une infection par le VHC de génotype 3.

Disponible en ville

La publication du Journal officiel datée du 8 mars précise que Maviret sera disponible en double dispensation, à la fois en ville et à l’hôpital, permettant de simplifier la prise en charge de la maladie et l’accès au traitement pour les patients atteints d’hépatite C chronique. En effet, comme l’estime le Docteur Marc Bourlière, hépatologue à Marseille, « une des causes de la non-observance des patients est l’éloignement de l’hôpital, c’est pourquoi il est important que ces médicaments soient disponibles en officine de ville ».

Ce texte annonce également le prix de Maviret, fixé par le Comité économique des produits de santé (CEPS) : pour les patients naïfs de traitement non cirrhotiques, soit la majorité des patients atteints par le virus de l’hépatite C, Maviret est recommandé en traitement de 8 semaines au prix de 28 000 euros. Pour les patients naïfs cirrhotiques, un traitement de 12 semaines est recommandé au prix de 42 000 euros.

Dans un communiqué, Pierre-Claude Fumoleau, président d’AbbVie France, s’est réjouit de voir son laboratoire mettre à disposition des patients atteints d’hépatite C chronique en France, cette dernière génération de traitement. Le président l’affirme :  » Un pas décisif a été franchi grâce à la mise à disposition en ville. L’un des prochains défis est maintenant de dépister les patients qui s’ignorent encore. AbbVie reste engagée aux côtés des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics jusqu’à l’élimination de la maladie. »

 

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