Alors que 40 % des médicaments rapportés par les patients ne sont pas encore périmés, selon l’étude Perimed, l’Agence du médicament a lancé en novembre dernier un appel à candidature pour allonger leur durée de vie.
Résultat : 14 laboratoires pharmaceutiques ont accepté de participer à l’expérimentation, 73 médicaments seront concernés, annonce le 26 août l’ANSM.
Objectif de cette expérimentation baptisée « Longue vie aux médicaments » : « réduire leur gaspillage, d’améliorer leur disponibilité pour les patients et de réduire l’impact environnemental lié à leur production et à leur destruction », indique l’Agence.
Plus de 4 ans de conservation ?
Pourraient ainsi voir leur date de péremption repoussée : le paracétamol, le lithium, le diclofénac LP, le sildénafil, le zolpidem, la lévothyroxine, la mélatonine, la morphine, diosmine ou encore l’esoméprazole.
« Par exemple, 47 des 73 médicaments devraient atteindre une durée de conservation de 4 ans ou plus », précise l’ANSM. Aujourd’hui en France, la grande majorité des médicaments oscille entre des durées de conservation de 2 à 3 ans. Moins de 10 % atteignent les 5 ans.
En juin dernier, à l’occasion de la publication de leur étude Perimed, l’ANSM et l’Assurance maladie avaient déjà pointé du doigt la question de la durée de conservation « parfois courtes pour certains médicaments (antidouleurs, antidiarrhéiques, antihistaminiques) qui conduisent à des destructions avant utilisation ».
Les exemples les plus courants ? « Le paracétamol, l’ibuprofène ou encore des antidiarrhéiques (le lopéramide et le racécadotril) qui font partie des médicaments qui sont le plus souvent collectés déjà périmés », soulignaient-elles.
Le projet « Longue vie aux médicaments » devrait durer 5 ans.
La liste complète des médicaments et des laboratoires concernés est à retrouver ici.

