À la demande de la branche pharmacie du syndicat Force ouvrière (FO) une commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) s’est tenue ce lundi 6 juillet avec les deux syndicats patronaux, FSPF et USPO, pour ouvrir de nouvelles négociations salariales suite à la hausse du Smic de 2,4% intervenue le 1er juin.
« Malgré cette nouvelle réunion, aucun accord n’a pu être trouvé », regrette FO. Les salaires en officine ne suivront pas la hausse du Smic, alors que 10 premiers coefficients de la grille des salaires en officine, de 100 à 160, ont été rattrapés par le salaire minimal de 1 867,02 € brut mensuels.
En cause, les propositions des chambres patronales – +0,5 % pour la FSPF et 0 % pour l’USPO – jugées « particulièrement faibles » par le syndicat de salariés. « Pour FO, ces propositions ne permettent pas de reconnaître l’évolution des compétences, des responsabilités et des missions confiées aux salariés de la pharmacie d’officine, ni de répondre à l’érosion de leur pouvoir d’achat », indique le syndicat.
FO demande « une véritable reconnaissance salariale »
Pour justifier leur position, les représentants patronaux auraient, toujours selon FO, mis en avant la récente réforme des classifications, l’harmonisation des primes liées aux certificats de qualifications professionnelles et l’accord salarial de 1,2 % conclu début 2026. Des avancées que le syndicat reconnaît mais qui « ne peuvent se substituer à une revalorisation de la valeur du point afin de maintenir une grille conventionnelle cohérente après la hausse du SMIC ».
« Alors que les salariés de l’officine exercent un métier en constante évolution et jouent un rôle toujours plus important dans le parcours de soins, FO estime que leur engagement mérite une véritable reconnaissance salariale », estime FO.
L’épineux sujet devrait cependant rapidement revenir sur la table. « Les partenaires sociaux se retrouvent dans quelques semaines », précise FO, qui indique « la négociation n’est pas finie ».


