C’est sur les rails ! Le 22 juin dernier, les syndicats de pharmaciens se sont réunis avec les directions du ministère de la Santé et l’Assurance maladie pour établir le calendrier de la réforme de la rémunération des officines. Objectif : désensibiliser l’économie des pharmacies des prix et des volumes de médicaments et mettre en place des nouveaux actes métier.
« C’était une rencontre importante et attendue, qui aurait dû avoir lieu en mars », rappelle Philippe Besset, président de la FSPF dans son live hebdomadaire vendredi.
D’abord, l’avenant 3 !
Première étape de ce calendrier : l’ouverture d’un avenant 3 à la convention pharmaceutique. Les négociations entre pharmaciens et Assurance maladie devraient avoir lieu jusqu’à la fin de l’automne. Un texte « métier », qui découlera d’une lettre de cadrage rédigée par la ministre de la Santé.
« Cet avenant 3 va nous permettre de mettre en œuvre de nouvelles missions : généralisation d’Osys, expérimentation sur le sevrage tabagique, accompagnement des patients diabétiques et possibilité pour le pharmacien de prendre la tension artérielle et d’accompagner ces patients », résume Philippe Besset.
Ensuite ? Une refonte du modèle
En parallèle, le ministère de la Santé « nous donne comme mission de commencer à travailler à une rénovation du modèle économique de l’officine, en prenant en compte les conclusions du rapport IGAS-IGF », souligne Philippe Besset.
Objectif ? Désensibiliser la viabilité économique des pharmacies du prix des médicaments et de la baisse des volumes, mais aussi obtenir « une meilleure répartition de la valeur en ce qui concerne les achats de médicaments, notamment les génériques, biosimilaires et hybrides », indique le président de la FSPF, qui souhaite que toutes les officines soient gagnantes dans ce nouveau modèle.
Un travail de longue haleine donc, « qui dépassera l’élection présidentielle et débouchera probablement fin 2027 », imagine Philippe Besset. Reste, aussi, à voir si cette refonte du modèle économique aboutira à un avenant 4 ou bien à une nouvelle convention pharmaceutique.
Enfin, le PLFSS 2027 devrait proposer « une régularisation des fonctions d’achats de nos groupements. Nous avons obtenu que ceux qui s’occupent des achats de médicaments, ce soit nos groupements et personne d’autre, ni l’hôpital, ni l’État, ni le CEPS », indique Philippe Besset, qui poursuit : « le résultat de la négociation doit ensuite revenir au pharmacien et c’est le pharmacien qui paye son groupement pour cette mission-là ».


