Revue de presse • Avril 2022

Stratégie OptiMA dans la malnutrition infantile : un vrai succès

En 2019, 47 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient touchés par la malnutrition. 

Les programmes actuels proposent des traitements différents selon la situation de l’enfant. En cas de malnutrition aiguë « modérée », le traitement repose sur des suppléments nutritionnels prêts à l’emploi ; si elle est considérée comme« sévère », l’enfant est traité avec des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi mais dosés en fonction de son poids. Des chercheurs, en collaboration avec l’ONG Alima, ont évalué la nouvelle stratégie OptiMA.

Celle-ci consiste en la délivrance d’un unique traitement, les aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, quel que soit le stade de la dénutrition, avec une nouvelle méthodologie de prise et une diminution progressive du dosage au fur et à mesure de la récupération, et non plus en fonction du poids (qui impliquait que plus l’enfant évoluait vers son poids normal, plus il recevait une dose importante). L’essai a été réalisé en République démocratique du Congo sur plus d’un millier d’enfants (entre 6 mois et 5 ans). Cette stratégie d’optimisation et de simplification a montré des résultats supérieurs aux programmes classiques : sur la période de 6 mois, les chercheurs ont en effet observé un meilleur état nutritionnel des enfants, moins de rechutes et moins d’évolution vers des stades plus graves. 

Au-delà d’une plus grande efficacité, cette stratégie de simplification s’est également avérée moins coûteuse par enfant. Ainsi, « elle permettrait de prendre en charge 30 % d’enfants en plus tout en utilisant 20 % de produit en moins ».


AVC ischémique et médicament antinauséeux

L’augmentation du risque d’AVC ischémique associé à la prise de certains antipsychotiques aux propriétés antidopaminergiques est déjà connue. Des chercheurs bordelais ont voulu évaluer ce risque avec la prise de médicaments au même mécanisme d’action : les antiémétiques anti­dopaminergiques (dompéridone, métoclopramide et métopimazine). L’étude portait sur 2 612 adultes ayant débuté un antiémétique dans les 70 jours précédant l’accident ischémique.

Les résultats suggèrent une augmentation du risque dans les premiers jours d’utilisation.

D’autres études seront nécessaires pour déterminer la fréquence de cet effet indésirable pour ces médicaments largement utilisés dans la population générale.


Meilleure compréhension de l’hypnose 

Des chercheurs ont induit une surdité transitoire par hypnose chez une femme en bonne santé, tout en étudiant les étapes de sa perception auditive et la dynamique du fonctionnement cérébral au millième de seconde par électroencéphalo­graphie. Ces analyses approfondies ont confirmé les prédictions des chercheurs qui ont ainsi pu proposer un scénario cérébral précis du phénomène de suggestion hypnotique. L’hypnose affecterait les premières étapes de la prise de conscience tout en préservant les premières étapes inconscientes de la perception.

Cela apporte une preuve de concept et ouvre des perspectives thérapeutiques dans les domaines de l’hypnose médicale et des troubles neurologiques fonctionnels.


Alzheimer : des souris retrouvent la mémoire sociale

Des scientifiques ont étudié des coupes de l’aire CA2 d’hippocampes prélevés sur des souris modèles de la maladie d’Alzheimer et ont observé que les neurones de parvalbumine sont moins présents, et que ceux restants sont moins entourés de leur matrice extracellulaire (PNN) comparés à des souris saines. Après avoir établi un lien entre cette perturbation anatomique et un déficit de mémoire sociale, ils ont injecté une protéine, normalement présente dans l’hippocampe lors de la maturation du cerveau, la protéine NRG1, dans le CA2 des souris Alzheimer, avec les résultats encourageants suivants : une augmentation des neurones parvalbumine et de leur PNN et un rétablissement total de la mémoire sociale.