Des nouvelles de l’Anepf

Le bureau de Pharma Huma de Montpellier (34) mobilisé pour la collecte. ©ANEPF

 

La convention est signée : qu’en pensez-vous ? 

Présents comme membres observateurs des négociations, les étudiants furent écoutés par l’ensemble des acteurs en mesure de négocier durant toute la totalité du processus. Cette convention ne peut que nous ravir puisqu’elle intègre la nécessité d’adapter nos études, et notamment de finaliser la réforme du 3e cycle, pour être formés de manière cohérente avec l’évolution constante de la profession.

Les étudiants se félicitent du virage pris par le pharmacien d’officine, celui d’un véritable acteur de la prévention au vu des nouvelles missions. Bonne nouvelle également, l’apparition de la démarche qualité en indicateur socle de Rosp. Le numérique a aussi une place importante pour envisager la pharmacie du futur telle que la voit la jeune génération : messagerie sécurisée, application carte Vitale et surtout E-prescription. Le numérique doit favoriser les échanges et nécessitera donc que les autres professionnels de santé soient impliqués dans cette démarche. Néanmoins, il convient de concrétiser ces bonnes intentions car, bien que signée, la convention marque seulement le début d’une nouvelle ère. 

Enfin, l’Anepf regrette le manque d’ambitions et de propositions au sujet du nouvel et 6e axe créé au sein de la convention, l’axe environnemental, pourtant prometteur. Seule, la mise en place de dispensation à l’unité (DAU) des antibiotiques a été retenue, dans le but de réduire l’antibiorésistance mais aussi compte tenu de la pollution engendrée par les déchets toxiques. Un premier pas vers une politique de One Health qui demeure cependant insuffisante pour les étudiants en pharmacie qui s’attendaient à davantage.

 

Vous faites partie, avec les différents représentants de la profession du Haut comité démarche qualité officine. Quels sont vos apports ? 

Le point de vue des étudiants permet une véritable remontée de terrain en lien avec les différentes facs. Et, nous faisons aussi la promotion de la démarche qualité auprès des étudiants. Concernant l’apprentissage de la qualité, une enquête à ce sujet fut menée auprès des facultés et le constat est sans équivoque : les pharmaciens de demain ne sont pas assez formés au sujet de la qualité en officine. De plus, quand ces formations ont lieu, elle ne sont malheureusement que rarement prodiguées par des professionnels de santé du terrain tels que les pharmaciens d’officine eux-mêmes, les plus aptes à en parler.

 

Avez-vous vu des mobilisations pour l’Ukraine dans les facultés de France ?

Le réseau des associations étudiantes de solidarité des facultés de pharmacie apporte pleinement son aide aux Ukrainiens. D’abord, en partageant sur les réseaux sociaux la cagnotte créée par Pharmacie Humanitaire Internationale (PHI). Avec la multiplication des cagnottes en ligne, promouvoir auprès des étudiants un guichet unique d’aides, fiable et du domaine de la pharmacie était important. Ensuite, de nombreuses collectes ont été organisées pour les étudiants (dons de produits alimentaires, d’hygiène ou de premiers soins) à l’association de la faculté, afin que tous les produits collectés puissent être acheminés vers l’Ukraine. •