Cancer : une amélioration globale de la survie

La quatrième étude sur la survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine apporte des estimations actualisées sur la période 2010- 2015. Elle est le fruit d’un partenariat entre le réseau Francim des registres des cancers, le service de biostatistique des hospices civils de Lyon, Santé publique France et l’Institut national du cancer.
Ces nouveaux résultats montrent une amélioration globale des pronostics dans la quasi-totalité des localisations cancéreuses ainsi qu’une forte variabilité de survie selon l’âge au diagnostic. L’amélioration de la survie à 5 ans est particulièrement observée pour les hémopathies malignes, avec un taux supérieur à 80 % pour 10 d’entre elles, soit près de 50 % des nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Pour les tumeurs solides, une grande disparité est constatée, allant d’un pronostic très favorable pour le cancer de la thyroïde (96 %) à plus défavorable pour le glioblastome et le cancer pulmonaire à petites cellules (7 %). Pour la quasi-totalité des cancers étudiés, les femmes présentent de meilleurs taux de survie. Sauf pour les cancers liés au tabac et à l’alcool (poumon, œsophage, foie) où les survies restent basses pour les deux sexes.
Enfin, plus l’âge au diagnostic augmente, plus la survie diminue. Une exception : les cancers du sein et de la prostate pour lesquels les personnes jeunes présentent des tumeurs plus agressives. Toutefois, pour le cancer du sein, on observe une augmentation significative de la survie, de même que pour ceux du poumon et du côlon/rectum, les trois constituant les cancers les plus fréquents. •