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Revue de presse : octobre 2020

  • Sars-CoV-2 : le test salivaire fait ses preuves
  • La puberté précoce nichée dans le cerveau
  • Coqueluche : bientôt un nouveau vaccin ?
  • Aliment mal noté, mortalité élevée
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© Cyril FRESILLON/Sys2Diag/CNRS Photothèque

Sars-CoV-2 : le test salivaire fait ses preuves

Développé depuis avril par un laboratoire CNRS et le CHU de Montpellier, le test salivaire EasyCov rend des résultats intermédiaires. Les chercheurs ont ainsi testé 220 personnes recrutées au centre de dépistage (drive) du CHU de Montpellier. Symptomatiques, asymptomatiques, infectés ou non… tous se sont vu réaliser un prélèvement naso-pharyngé classique et un prélèvement salivaire avec EasyCov.

Résultat : EasyCov a permis de détecter 35 cas de la cohorte, sur 40 positifs en RT-PCR. « EasyCov détecte ainsi 87,5 % des patients positifs en RT-PCR », indique le CNRS dans un communiqué. EasyCov a par ailleurs montré une spécificité de 99,4 %. Pour l’heure, ces résultats n’ont pas fait l’objet d’une publication, ces conclusions devant être confirmées sur une cohorte plus large de 720 personnes.

L’avantage du test salivaire, en plus de faciliter le prélèvement par rapport au naso-pharyngé, est de permettre une lecture du résultat plus rapide. Il s’appuie pour cela sur la technique RT LAMP d’amplification de l’ARN viral. Alors que la RT‑PCR prend plusieurs heures, il suffit de 40 minutes au RT LAMP pour afficher les résultats par colorimétrie. D’ores et déjà, 150 000 exemplaires du EasyCov ont été vendus en Europe.

Communiqué de presse CNRS – 5 octobre 2020


La puberté précoce nichée dans le cerveau

Jusque-là, les chercheurs pensaient que la puberté était le résultat du pic de croissance, activant les neurones à GnRH et permettant la libération des hormones sexuelles. Mais une étude lilloise vient remettre en question ces affirmations. Pour ce faire, les chercheurs ont marqué par fluorescence les neurones à GnRH de souris mutées et ont constaté que c’était les neurones qui contrôlaient le pic de croissance et non l’inverse, entraînant une puberté et une prise de poids plus rapides chez la souris. C’est la première fois qu’une fonction, autre que reproductive, est attribuée aux neurones à GnRH. Si ces résultats doivent encore être confirmés chez l’Homme, ils suggèrent que l’apparition d’une puberté précoce serait la conséquence d’une activation prématurée des neurones à GnRH.

Publié dans Embo Journal

DOI : 10.15252/embj.2020104633


Coqueluche : bientôt un nouveau vaccin ?

L’Inserm, le CNRS et l’Institut Pasteur travaillent main dans la main au développement d’un nouveau vaccin contre la coqueluche. Pour l’heure en phase 1, il se veut plus efficace et plus durable que le vaccin actuel, protecteur seulement pendant quelques années. Grâce à l’insertion de la bactérie entière, Bordetella pertussis, génétiquement atténuée pour supprimer sa toxicité, ce vaccin a montré une bonne tolérance chez l’Homme. Un an après, 100 % des 48 participants produisaient encore des anticorps spécifiques à la coqueluche. « Ce vaccin s’administre par voie nasale, sous forme de suspension inhalée, reproduisant ainsi la voie naturelle d’infection et améliorant par conséquent la durée d’efficacité », indique Camille Locht, auteure de l’étude. La phase 2 est en cours sur 300 volontaires.

Publié dans The Lancet Infectious Diseases

DOI : 10.1016/S1473-3099 (20) 30274-7


Aliment mal noté, mortalité élevée

La consommation d’aliments mal classés au Nutri-Score est associée à une mortalité accrue, selon une étude menée par l’Université de Paris, sur une cohorte de vaste ampleur : 510 000 participants, répartis dans dix pays européens. Plus les participants consommaient des aliments avec un mauvais score nutritionnel plus leur mortalité était accrue (mortalité totale et mortalité liée au cancer et aux maladies des appareils circulatoires, respiratoires et digestifs). Les chercheurs insistent donc sur l’importance de la généralisation du Nutri- Score à l’échelle nationale et européenne, pour mieux orienter les consommateurs vers des aliments de bonne qualité nutritionnelle et prévenir l’apparition de maladies chroniques.

Publié dans le British Medical Journal

DOI : 10.1136/bmj.m3173

Par Léa Galanopoulo

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