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Revue de presse : juin 2020

  • Cancer colorectal : dépistons encore !
  • Lactobacille : lutter contre les récidives de vaginose
  • Hypertendus, détendez-vous
  • Revitaliser nos antibiotiques avec des adjuvants à large spectre
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Cancer colorectal : dépistons encore !

Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, mis en place en France en 2009, fait ses preuves : plus de 20 % de réduction du risque.

Le test immunologique de dépistage s’adresse, tous les 2 ans, aux personnes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen et asymptomatiques.
Une méta-analyse Cochrane indique que la réalisation d’un test, dans le cadre de ce programme, est associée à une réduction du risque de développer un cancer colorectal au cours de la vie de 24 % pour les hommes et de 21 % pour les femmes. De plus, le programme de dépistage diminue le risque de décéder du cancer colorectal de 51 % pour un homme et de 43 % pour une femme.

Le taux de participation actuel au programme permet de réduire de 5 % l’incidence et de 14 % la mortalité, par rapport à l’absence de dépistage organisé. L’étude suggère que dans une population à risque moyen de cancer colorectal, le programme organisé est une stratégie efficace pour atténuer son incidence. Les chercheurs confirment également que la réalisation des objectifs européens reste un enjeu clé pour améliorer l’efficacité du dépistage organisé.

Enfin, une évolution des modalités de délivrance des tests immunologiques pourrait aider à atteindre ces objectifs de participation.

Publié le 13 mai 2020 dans Revue d’épidémiologie et de santé publique

DOI : 10.1016/j.respe.2020.04.053


Lactobacille : lutter contre les récidives de vaginose

La vaginose récidive moins en présence de lactobacilles. Un essai en phase 2b randomisé, en double aveugle, évalue la capacité de Lactobacillus crispatus CTV-05 (Lactine-V) à prévenir la récurrence de la vaginose bactérienne. Il a inclus 228 femmes de 18 à 45 ans, ayant reçu un diagnostic de vaginose bactérienne et terminé un traitement par métronidazole. Un groupe a reçu la Lactine-V vaginale, l’autre le placebo, durant 11 semaines. Une récidive de vaginose bactérienne à la semaine 12 s’est produite pour 30 % des femmes du groupe Lactine-V et pour 45 % dans le groupe placebo. Les chercheurs ont conclu à une incidence significativement plus faible de récidive de vaginose bactérienne après utilisation de Lactine-V à la suite d’un traitement par métronidazole vaginal. L’essai va ainsi suivre son cours.

Publié le 14 mai 2020 dans le New England Journal Of Medicine

DOI : 10.1056/NEJMoa1915254


Hypertendus, détendez-vous

Les patients traités par IEC ou sartan ne sont pas plus à risque de formes graves de Covid-19. Une méta-analyse de quatre études rétrospectives évalue le risque de formes graves de Covid-19, associé à la prise d’un IEC ou d’un sartan chez des personnes hospitalisées. Au total, 17 000 patients dans divers pays d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Europe ont été inclus, dont 6 409 patients hypertendus. Après prise en compte des facteurs de confusion possibles, les scientifiques de la revue Prescrire concluent qu’un traitement par IEC ou par sartan ne semble pas associé à une augmentation du risque de formes graves de Covid-19 ou de décès. Dans une seule de ces études, une moindre mortalité liée au Covid-19 a été constatée chez les patients qui prenaient un IEC mais pas chez ceux prenant un sartan (cf. Revue de presse PH174).

Publié le 11 mai dans JAMA Cardiol

DOI : 10.1001/jamacardio.2020.1624


Revitaliser nos antibiotiques avec des adjuvants à large spectre

Les entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (CRE), bactéries à Gram négatif, ont développé une résistance à tous les antibiotiques disponibles (MDR). Une équipe chinoise a trouvé un court peptide antibactérien linéaire, SLAP-S25, à faible activité antibactérienne, mais augmentant l’efficacité de tout antibiotique. Mécaniquement, SLAP-S25 endommage les membranes. Il se lie à la fois à la membrane externe et à la membrane cytoplasmique bactérienne, pour potentialiser l’efficacité des antibiotiques. Enfin, SLAP-S25 a nettement amélioré l’activité de l’antibiotique colistine contre les infections Escherichia coli de type MDR, dans trois modèles animaux. L’étude présente une solution potentielle majeure dans la lutte contre les infections bactériennes à Gram négatif MDR.

Publiée le 18 mai 2020, dans Nature Microbiology

DOI : 10.1038/s41564-020-0723-z

Par Carla Masciari

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