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COVID-19 : un futur traitement par Pharnext ?

Pharnext entre dans la course contre la montre à la recherche d’un médicament « Pleodrug » contre le Coronavirus.

Si les personnes souffrant de diabète de type 2 et d’hypertension artérielle présentent les risques les plus élevés d’évoluer vers des formes graves de COVID-19, cela suggère l’existence d’un lien biologique entre ces maladies courantes et la sensibilité COVID-19. Voici l’approche des scientifiques de Pharnext, une société biopharmaceutique française.

Ce lien qui paraît évident requiert en revanche « un effort international afin de mutualiser les données complètes des patients infectés et des installations confinées adaptées aux tests expérimentaux » affirme le docteur Daniel Cohen, directeur général de Pharnext, dans un communiqué de presse, ce 23 mars dernier.

La plateforme Pleotherapy, mise en place par la société, étudie le caractère pléiotrope des molécules.

Rappelons le paradigme de la pléiotropie dans ses grandes lignes : une molécule du corps peut servir à plusieurs fonctions, différentes les une des autres. Ainsi, un médicament agissant sur une molécule du corps, vouée à différentes fonctions, peut avoir plusieurs usages. C’est notamment le cas du Viagra, de l’aspirine, et de certains bêta-bloquants.

Pharnext se lance donc dans l’urgent défi de développer un médicament contre le COVID-19, basé sur les grandes données génomiques et l’intelligence artificielle. Dans l’attente d’une publication, méthodes, résultats et propositions de Pharnext font l’objet d’un preprint. 97 médicaments ont été identifiés comme potentiels candidats au repositionnement dans le traitement de ce coronavirus. Il s’agit de molécules agissant au niveau des pores de transition de perméabilité mitochondriale (MPTP) et des voies inflammasomes NLRP-3. Chloroquine, hydroxychloroquine et azithromycine sont en liste, tout comme l’imatinib, la prométhazine et la gemcitabine.

Les médicaments candidats devront, avant toute mise sur le marché, passer par deux étapes : l’évaluation pré-clinique accélérée et le développement clinique. Cette deuxième étape clinique reposera sur les modèles précliniques standard de l’infection, ainsi que sur l’analyse en situation réelle de Big data constituées à partir des dossiers médicaux des patients infectés par le COVID-19 prenant les médicaments candidats.

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