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Qualité et données de santé : les deux enjeux de la pharmacie du futur selon PHSQ

Pour son dixième anniversaire, PHSQ a organisé un colloque dédié à la pharmacie du futur. La collecte des données de santé en pharmacie d’officine est une exigence en termes de démarche qualité. L’enjeu ? Respecter le consentement, la sécurité et la confidentialité des patients, tout en donnant les moyens aux professionnels de santé de travailler dans un cadre interprofessionnel optimisé et de faire preuve d’une totale transparence. Parmi la centaine de professionnels de santé présente à ce colloque, tous sont en mesure de collecter ces informations sensibles et cherchent à pouvoir les utiliser à bon escient. Des exigences au coeur même de la démarche qualité de PHSQ. « Outre un suivi quasi longitudinal du patient et donc une meilleure prise en charge, lorsqu’elles sont personnelles, les données de santé présentent également l’avantage de contribuer à une meilleure organisation des lieux de soins, comme les établissements de santé ou les pharmacies, en aidant à la prescription et à la dispensation », a rappelé d’emblée la présidente de Pharma Système Qualité (PHSQ), Laëtitia Hible. Sans oublier un intérêt évident pour la recherche scientifique, voire pour la création d’algorithmes à l’origine d’une intelligence artificielle, lorsqu’elles sont anonymisées ou pseudonymisées, à l’instar des données qui enrichiront le Health Data Hub. « Dans cette perspective, les pharmaciens sont appelés à jouer un rôle central, puisqu’ils sont au coeur des flux de données de santé », a complété la directrice générale de PHSQ, Martine Costedoat. Qu’elles soient directement collectées par eux, via le dossier pharmaceutique, ou bien qu’elles émanent d’autres professionnels de santé libéraux ou hospitaliers, via le DMP ou encore la messagerie sécurisée en santé (MSS), les données de santé transitent en effet la plupart du temps par l’officine pharmaceutique et interrogent donc ces professionnels de santé du premier recours quant aux règles à respecter pour les collecter et les utiliser.

D’où l’intérêt également d’un cadre structuré pour faciliter les échange entre les professionnels de santé libéraux et hospitaliers. C’est l’objectif assigné à l’agence française de la santé numérique (ASIP Santé), comme l’a rappelé sa directrice générale, Pascal Sauvage, en soulignant « l’absolue nécessité de disposer d’un cadre interopérable pour l’ensemble des systèmes d’information de santé seul à même de garantir une agrégation de ces informations qui respecte les exigences de sécurité et de confidentialité ». En clair, tout logiciel et autre système d’information devra être « DMP compatible ». Une caractéristique indispensable pour développer l’inter-professionnalité et donc « l’échange de données entre professionnels de santé membres d’une équipe de soins, comme l’a autorisé le Législateur après consultation des Ordres professionnels », a expliqué Jacques Lucas, premier vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins. Et le délégué général au numérique et aux systèmes d’information en santé de rappeler que « c’est cette même logique d’interopérabilité qui a contribué à la mise en place de la messagerie sécurisé de santé (MSS) avec le concours de l’ensemble des ordres afin de permettre aux professionnels de santé de partager en toute sécurité des informations sensibles, telles que les données de santé de leurs patients ».

C’est dans cette même optique qu’Antoine Prioux, titulaire de la pharmacie des loutres à Bugeat (Corrèze) a initié, avec d’autres professionnels de santé corréziens, le projet de santé P4pillon. « Inspiré du rapport Polton, sur « Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé », il s’inscrit dans un cadre interprofessionnel autours d’un projet de santé territorial, avec la mise en place d’un logiciel collaboratif dédié, afin de favoriser la prise en charge des patients par une équipe de soins primaires. »

Un projet en parfaite adéquation avec la démarche qualité, puisque « pour nourrir une inter-professionnalité de confiance et améliorer la prise en charge des patients, il est clef que les collectes et utilisations de données puissent se faire grâce à une organisation de la sécurité et une sécurité de l’organisation au sein de l’entreprise officinale », conclut Nicolas Fauquet, responsable opérationnel de PHSQ. A charge donc aux pharmaciens de s’engager dans cette voie d’avenir pour l’officine.

 

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