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Un moniteur cardiaque à poser au bout du doigt

Une équipe de chercheurs a mis au point un système autonome non invasif de mesure en temps réel du rythme cardiaque.

À simplement coller sur la peau et de la taille d‘une phalange, le dispositif, mis au point par les équipes de Riken, la plus grande institution de recherche globale au Japon, est un pas en avant dans la recherche de dispositifs de contrôle médical autonomes. C’est après avoir développé un modèle de cellule photovoltaïque flexible pouvant être intégré dans les textiles que l’idée d’adapter leur trouvaille au milieu de la santé leur est apparue.

Lors de leurs recherches, les scientifiques de Riken, en collaboration avec des chercheurs de l’université de Tokyo, ont alors intégré un dispositif sensoriel appelé transistor électrochimique organique dans une cellule solaire organique flexible. Cette cellule permet au système de s’autoalimenter tandis que le transistor mesure diverses fonctions biologiques telles que le rythme cardiaque. Cependant, le mécanisme étant excessivement énergivore, le simple système d’alimentation photovoltaïque ne permettait pas un fonctionnement à long terme. De plus, l’encombrement des batteries pour remédier à ce problème cause un brouillage des données collectées et entrave la conformité et le fonctionnement du dispositif.

C’est en utilisant une surface de nanoréseau sur les absorbeurs de lumière de la cellule solaire que les chercheurs ont pu atteindre une efficacité de photoconversion suffisante pour rendre le système fonctionnel sur le long terme. Selon Kenjiro Fukuda du centre Riken, dans Nature : «  Il reste d’importantes tâches à accomplir, comme la mise au point de périphériques flexibles de stockage d’énergie. Il existe également une partie à base de silicium, pour la transmission de données, et des travaux ultérieurs dans ce domaine contribueront à rendre ces dispositifs pratiques. »

  • Publié dans Nature le 26 septembre 2018

  • DOI : 10.1038/s41586-018-0536-x

 

Aloïs Surdeau

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