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« Le Grand Entretien 2.0 » de l’ANEPF : les 6 infos que nous avons retenues

«Le Grand entretien est un outil permettant à l’ANEPF de sonder son réseau et obtenir des résultats chiffrés, pour porter ses positions » déclare Robin Tocqueville Perrier, président de l’Association Nationale des Étudiants en Pharmacie de France. C’est dans les locaux de l’Ordre National des Pharmaciens, que les membres du bureau de l’ANEPF ont annoncé les résultats du « Grand Entretien 2.0 ». Un sondage national adressé en 2017 aux étudiants en pharmacie, portant sur leurs conditions de vie et d’études.

Voici les principales informations que nous avons retenues :

Coté Enseignement supérieur :

  1. Pharmacie : une filière peu attractive

Seulement 48,32% des étudiants admis en pharmacie avaient choisi la filière pharmacie en premier vœu lors de leur première année de PACES. Le manque d‘information sur la filière et sur ses débouchés expliquent principalement le désintérêt des étudiants. Pour ne pas être « la deuxième roue du carrosse de la PACES » comme le formule Robin Tocqueville Perrier, l’équipe de l’ANEPF émet ses propositions. Mettre en place des supports d’informations, encourager au local les tutorats à réaliser des actions d’orientation, faire paraître annuellement des guides d’informations… Ce sont quelques une des idées de l’ANEPF pour faire face à ce désintérêt des étudiants pour la filière pharmacie.

  1. Un besoin d’expérience professionnelle

« Ne plus rester passif mais acquérir de l’expérience via une interaction professionnelle » déclare Robin Tocqueville Perrier. Effectivement les étudiants désirent voir le nombre d’heures de cours magistraux diminuer au bénéfice des enseignements dirigés, des travaux pratiques et autres stages. Ils estiment que certaines thématiques sont manquantes, comme la psychologie, la communication ou la formation aux logiciels de comptoir. Des matières qu’ils jugent nécessaires pour leur futur exercice professionnel.

  1. L’Université don’t speak english

Plus de deux tiers des étudiants considèrent que l’université ne contribue en rien à leur niveau d’anglais. Pour remédier à cela, L’ANEPF collabore avec des associations étudiantes internationales telles que l’EPSA (European Pharmaceutical Students Association) et l’I.P.S.F. (International Pharmaceutical Students Federation) et proposent des échanges internationaux aux étudiants. Sous forme de stages de 2 semaines à 3 mois, le SEP (Student Exchange Programme) offre la possibilité aux étudiants de développer leurs compétences en anglais tout en réalisant un stage professionnel. Les Twinet sont quant à eux de petits séjours de 4 jours à une semaine, permettant à l’étudiant un premier contact avec le monde pharmaceutique en dehors de nos frontière.

 

Coté Affaires Sociales et Vie étudiante :

  1. Travailler pour étudier

Près d’un quart des étudiants demandeurs de bourse ont reçu un refus ou une suppression de leurs aides financières. Cependant 17,72% des étudiants se déclarent en fortes ou très fortes difficultés financières. Pour résoudre ce problème, 6 étudiants sur 10 ont une activité rémunérée extra-universitaire. « Le travail ne doit pas être un besoin mais un choix pour acquérir de l’expérience professionnelle » estime Robin Tocqueville Perrier. L’ANEPF souhaite revaloriser le système de bourse et propose un RSE (Régime Spécial d’Étude) sur tout le territoire pour favoriser la reconnaissance du salariat et l’engagement de l’étudiant.

  1. Le logement, pas facile pour l’étudiant

50%, c’est la partie du budget de l’étudiant en pharmacie consacrée au logement. Malgré la part importante d‘étudiants en difficulté, seulement une très faible proportion d’entre eux réside dans les logements du CROUS. La difficulté majeure rencontrée pour trouver un logement correspond au coût trop élevé. Pour favoriser l’accès au logement, l’ANEPF communique autour du plan 60 000 logements avec les instances gouvernementales. Ils souhaitent également favoriser le recours à une caution locative via le dispositif VISALE, outil social du groupe Action Logement.

  1. Des études éprouvantes mentalement

Le mal être psychologique est le principal souci de santé de l’étudiant en pharmacie. Maux de tête, déprime, épuisement, sommeil, stress… « Un réel mal être expliqué par un rythme extrêmement soutenu » déclare le président de l’ANEPF. De plus, presque un étudiant sur quatre renonce aux soins pour des raisons financières ou d’emploi du temps ! La structure étudiante propose d’établir une communication sur les SUMPPS (Service Universitaire de Médecine Préventive et de Prévention de la Santé). Effectivement de nombreux étudiants ne connaissent pas l’existence de ce service gratuit, qui a pour objectif l’amélioration de la qualité de vie, le maintien ou l’amélioration de l’état de santé de l’étudiant. L’ANEPF veillera à travers ses élus locaux à ce que l’argent redistribué via le CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus) soit utilisé pour l’accompagnement et le bien-être des étudiants. Notamment pour financer le SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives) et ainsi permettre aux étudiants de bénéficier ses activités.

 

L’ANEPF a pu analyser pas moins de 4802 réponses. C’est donc 22% des étudiants en pharmacie français qui ont participé à ce sondage. En 2014 lors de la première édition du Grand Entretien, ils avaient collecté 3000 réponses. Un résultat très encourageant selon les dires de Robin Tocqueville Perrier.

Lien vers le rapport complet du « Grand Entretien 2.0 » : https://www.anepf.org/GdEnt20.pdf

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