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PLFSS 2019 : la FSPF interpelle le Gouvernement sur trois points

Mardi 27 septembre, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics ont présenté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS). Suite à cette annonce, la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) s’est félicitée de voir le rôle du pharmacien d’officine réaffirmé au sein de la communauté des soignants, retenant particulièrement trois axes forts : la mise en place de la vaccination en pharmacie en coordination avec le médecin traitant, la création des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) à l’initiative des professionnels libéraux, et le déploiement des systèmes d’information modernes tel que le DMP.

Dans un communiqué, la FSPF a toutefois souhaité alerter le Gouvernement sur la politique des médicaments. Le syndicat signale premièrement à la commission que les 700 millions d’euros de consommation de médicaments supplémentaires qui seront dispensés en officine en 2018 (liés en grande partie au traitement contre l’hépatite C) sont achetés et délivrés à prix coûtant pour la tranche de prix supérieurs à 1 500 €. Or, selon la FSPF, « certaines officines ne peuvent les acheter et un travail devra être conduit sur ce point car les patients doivent pouvoir bénéficier d’une égalité d’accès à ces médicaments sur le territoire ». Seconde annonce pointée du doigt par le syndicat : la nouvelle mesure du PLFSS d’incitation à l’acceptation du générique (cf. actualités). Son président, Philippe Gaertner, estime que « les pharmaciens redoutent les réactions des patients et des médecins (face à cette mesure), ainsi que ses effets économiques liés au risque d’alignement du prix des princeps sur celui du générique ». Enfin, et pour une nouvelle année, la Fédération craint que « cet énième plan de baisses de prix des médicaments (fasse) encore disparaître des officines de proximité et provoque immanquablement des ruptures d’approvisionnement et des tensions dans la chaîne du médicament. »

Sur ce dernier point, la FSPF rejoint l’autre syndicat majoritaire, l’USPO, et émet le souhait que l’Etat ouvre rapidement une discussion sur les médicaments chers qui font artificiellement grimper le chiffre d’affaires de l’officine. Les deux syndicats sont donc unanimes : le système doit évoluer, et notamment l’obligation de recrutement de pharmaciens adjoints supplémentaires par tranche de chiffre d’affaire automatique, sans contrepartie de marge qui permettrait d’en assumer le coût.

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