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Insécurité en hausse dans les pharmacies

L’Ordre des pharmaciens a publié hier son panorama annuel sur « La sécurité des pharmaciens d’officine ». Leur communiqué mentionne une hausse des déclarations (+ 120 en 2017) et un durcissement des agressions envers les équipes officinales.

Depuis 2017, ces agressions subies peuvent être déclarées en ligne, à partir de l’espace « pharmacien » du site Internet de l’Ordre. L’institution est ainsi informée en temps réel des actes d’incivilité et de violence subis par la profession. Le protocole national signé en 2011 a renforcé la coopération entre les Ordres et les services compétents en matière de prévention de la violence et de traitement de la délinquance pour la sécurité des professionnels de santé. Dans ce cadre, l’Ordre national des pharmaciens, soucieux de la sécurité de l’exercice pharmaceutique, s’appuie sur un réseau de conseillers ordinaux, référents sécurité dans les départements pour apporter une aide aux confrères agressés qui le souhaitent. Alain Marcillac, membre du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et référent national de sécurité souligne que, malheureusement, le taux de sous-déclaration reste encore trop important : « Il est très important que l’Ordre ait une connaissance au plus proche de la réalité. Nous pourrons ainsi mieux réagir face à cette recrudescence de violence qui touche nos professionnels de santé de premier recours. La solidarité reste demise entre les pharmaciens. »

Les grandes tendances

Si l’on constate une baisse des agressions liées aux stupéfiants (6% en 2017 versus 8% en 2016), les agressions déclarées liées à la prise en charge des patients sont plus fréquentes (conformité des ordonnances, ouverture des droits sociaux – 12%). Les injures et menaces représentent, comme les années précédentes, presque les deux tiers des agressions déclarées. Fait plus grave, dans près de 10% des cas, une arme à feu est utilisée. Autre témoignage d’un durcissement des agressions, la part des vols à mains armée augmente encore par rapport à 2016 (+2 points) pour atteindre près d’une agression sur cinq. A noter que dans 46% des agressions déclarées, le patient est connu et dans la plupart des cas, il s’agit même d’un habitué (61%).

Les petites communes, toujours plus touchées

Les agressions déclarées ont eu lieu majoritairement dans les communes de moins de 30 000 habitants (59%). Il est également à noter que la part des agressions dans les villes de 100 000 à 200 000 habitants a encore augmenté (de 14% en 2016 à 16% en 2017). Plus des trois quarts des agressions ont eu lieu en milieu rural et en périphérie des villes (57%). Les déclarations viennent principalement de pharmacies implantées en Île-de-France (12,7%), Pays de la Loire (11,8%) et Lorraine (9%). Cependant, proportionnellement au nombre d’officines dans la région, c’est en Lorraine (2,6%) et en Bourgogne (2,2%) qu’il y a eu le plus de déclarations d’agression. Les territoires d’outre-mer ne sont pas épargnés (2,1%).

Pour toute déclaration d’agression, une seule démarche disponible sur l’espace pharmacien du site www.ordre.pharmacien.fr .

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