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Une heure pour se soigner ?

Des chercheurs ont mis en évidence l’importance d’une protéine de l’horloge biologique dans la réponse inflammatoire de l’hépatite fulminante.

  • Publié dans Gastroenterology le 22 décembre

  • DOI : 10.1053/j. gastro.2017.12.019

Impliquée dans la régulation et la répétition des processus physiologiques, l’horloge biologique pourrait-elle être un jour une cible thérapeutique ? C’est l’hypothèse mise en avant par des chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pasteur et de l’université de Lille dans une étude sur l’hépatite fulminante ou hépatite aiguë grave. Cette maladie, qui se caractérise par une lyse massive des cellules hépatiques par le système immunitaire, peut être causée par les virus des hépatites A ou B mais peut aussi résulter d’une intoxication au paracétamol. Engageant le pronostic vital quelques heures après l’apparition des premiers symptômes, le seul moyen disponible à ce jour de traiter cette pathologie est la transplantation hépatique.

En observant que les défenses immunitaires pouvaient varier en fonction de l’heure de la journée, les chercheurs se sont intéressés au rôle d’une protéine de l’horloge interne, Rev-erbα, impliquée dans la régulation du cycle circadien pour les cellules du foie, des muscles squelettiques, du cerveau et les tissus adipeux. En travaillant sur des cellules humaines du système immunitaire, ils ont observé que l’injection d’une molécule qui augmentait l’action de Rev‑erbα diminuait la réaction inflammatoire responsable de la mort des cellules hépatiques. Chez la souris, l’activation de cette protéine diminuait la sévérité de la pathologie et améliorait le taux de survie. Ces nouvelles données ouvrent la voie vers l’élaboration d’un premier traitement de l’hépatite fulminante qui permettrait, au moins, de ralentir l’évolution des symptômes pour les patients en attente de greffe. D’autres pathologies, comme la péritonite, le diabète ou l’athérosclérose, pour lesquelles un dérèglement similaire de la réponse inflammatoire est constaté, pourraient également être concernées par cette piste.

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Julien Dabjat

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