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Sécurité des cosmétiques bébé : chasser les idées reçues

Allergène, perturbateurs endocriniens… 8 parents sur 10 se déclarent inquiets de la sécurité des produits qu’ils appliquent à leur bébé, selon un sondage réalisé par Mustela. Le numéro un des cosmétiques pour bébé a donc décidé de réagir et d’organiser une table ronde pour rassurer les parents, et leur donner une réponse scientifique face aux conseils contradictoires qu’ils reçoivent.

La méfiance envers les industriels et les professionnels de santé est grandissante en France, comme le pointe du doigt le sociologue Gérald Bronner : « depuis les années 2000, nous avons produit plus d’informations que depuis l’invention de l’imprimerie. Et dans cette cacophonie d’information, ce ne sont pas les idées scientifiques qui se développent le mieux, mais l’idéologie de la peur, notamment lorsque ça touche aux enfants ».

Il avance ainsi une « dérégulation du marché de l’information », où les contenus scientifiques ne sont plus systématiquement vérifiés par des spécialistes. En terme de vaccination ou de sécurité des cosmétiques, « ce sont donc les plus motivés qui prennent le dessus » explique Gérald Bronner lors de cette table ronde, mais pas les plus scientifiques. D’autant plus que notre cerveau aurait tendance à surestimer les risques, normalement faibles, de produits ou actes médicaux « et de les multiplier intuitivement par 10 ou 15 » ajoute-il.

Bain, hydratation, labels bio…

Mustela veut ainsi couper court à toutes les polémiques qui entourent la sécurité des cosmétiques pour bébé. En commençant par les produits de bain. Oui, un bain peut être donné tous les jours au nourrisson, affirment les experts autour de la table, dont le Dr Rémy Assathiany, pédiatre, qui précise « qu’il n’y a pas de dogme, le bain peut être donné tous les deux jours, mais au moins deux fois par semaine ».

Présenté comme plus naturel, le Savon de Marseille ne convient pas aux bébés, rappelle pour sa part Christine Lafforgue, dermopharmacologue à l’Université Paris Sud : « il est très alcalin, alors que la peau est légèrement acide. Globalement, pour les bébés, il faut éviter les vrais savons et se tourner vers des bases lavantes douces, du syndet ». Autre idée reçue que souhaite briser la marque, qui commercialise notamment de lait hydratant infantile : non l’hydratation du bébé ne déséquilibre pas sa peau. Elle permettrait même de prévenir l’atopie chez les enfants prédisposés.

Pour rassurer les patients, Mustela tient enfin à mettre en avant la sécurité et la réglementation autour de ses produits : éviction d’allergènes, de composés desséchants comme l’éthanol, test de contrôles systématiques … Tout en taclant au passage les cosmétiques bio, par la voix de Christine Lafforgue : « les labels bio ne sont pas forcement gage de tolérance ».

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