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Sciatique / lombalgie : prendre de face le mal de dos

La sciatique est une névralgie du nerf homonyme qui se caractérise par une douleur le long de sa trajectoire.

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memoLe nerf prenant racine au niveau de la cinquième vertèbre lombaire (L5) et de la première vertèbre sacrée (S1) et terminant sa course dans l’extrémité du pied, cette dernière peut donc survenir aussi bien au niveau de la région lombaire (on parle alors de lombosciatique) que de la cuisse, du mollet ou de la voûte plantaire. Enfin, en raison de sa nature nerveuse, la sciatique se signale par une sensation de décharge électrique. Suivant la racine du nerf touchée, la douleur décrit deux trajets différents :

  • Lorsque la racine L5 est atteinte, la douleur court le long de la face postérieure de la cuisse, bifurque sur le côté externe du genou et de la jambe et aboutit au gros orteil en passant par le dessus du pied ;
  • Lorsque la racine S1 est atteinte, la douleur court également le long de la face postérieure de la cuisse, mais descend ensuite derrière le genou jusqu’au mollet et au talon pour se terminer au niveau des trois derniers orteils. Entre autres causes, nous retrouvons la hernie discale, dont la saillie anormale du disque intervertébral vient comprimer la racine du nerf (on parle alors de conflit disco-radiculaire L4- L5 ou L5-S1), l’arthrose des vertèbres lombaires ou encore le glissement vertébral (ou spondylolisthésis) qui vient rétrécir le canal lombaire. Les traumatismes de la région lombaire sont également pourvoyeuses de sciatiques.

La lombalgie aigüe (aussi appelée lumbago, mal de dos ou tour de rein), quant à elle, est une douleur non nerveuse de la région lombaire. Elle peut procéder aussi bien d’une contracture musculaire que d’une arthrose, d’une altération des disques intervertébraux ou encore d’une mauvaise posture.

Si les symptômes diffèrent, la prise en charge, qu’elle soit médicamenteuse ou non, est en revanche la même. En premier lieu, et avant d’attaquer un traitement médicamenteux, il est recommandé aux patients d’adapter leur activité physique et professionnelle à leur peine. Il est toutefois formellement déconseillé de la stopper complètement. Un défaut de sollicitation des tissus mous (muscles, tendons et ligaments), directement ou indirectement touchés, ne saurait en effet favoriser leur cicatrisation. En complément de cette économie de mouvements, des antalgiques peuvent être prescrits : paracétamol, aspirine, tramadol et AINS sont tout indiqués. Enfin, en cas de contractures musculaires trop douloureuses, les myorelaxants peuvent soulager.


La bonne manière de…

Au quotidien, le meilleur moyen de se prémunir d’une lombalgie ou d’une sciatique est encore d’adopter la bonne posture pour la bonne activité:

  • Devant un écran d’ordinateur, les pieds doivent être à plat au sol, les coudes à 90°, les avant-bras proches du corps et la tête dans le prolongement du dos, droit et légèrement en arrière.
  • Au moment d’attraper et de soulever une charge, s’accroupir et se redresser en maintenant le dos bien droit et la charge le plus près de soi.
  • Pour passer le balai ou l’aspirateur, se positionner en fente, la jambe de devant étant légèrement fléchie et celle de derrière légèrement tendue.

  • 60 à 80 % des Français souffrent ou ont déjà souffert de lombalgies, ce qui représente près de 4 millions de consultations chaque année.
  • Les lombalgies représentent 14 % des journées de travail perdues en accident de travail pour un coût annuel supérieur à 760 millions d’euros.
  •  En France, la sciatique concerne 5 à 10 % des patients présentant des douleurs dorsales. Elle est due dans plus de 90 % des cas à une hernie discale.

Maxime Deloupy

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