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Quelle place pour le diabète dans l’élection présidentielle ?

À quelques jours du congrès annuel de la Société Française du Diabète (SFD), les diabétologues interpellent les candidats à la présidentielle, pour donner plus de place à cette maladie qui touche plus de trois millions de personnes en France. La SFD a ainsi envoyé une lettre à tous les candidats pour faire valoir 4 points clés dans la reconnaissance politique du diabète : l’innovation thérapeutique, le financement de la recherche, le parcours de soin et la prévention.

La SFD, par la voix du Pr Jean-Pierre Riveline, diabétologue à l’hôpital Lariboisière à Paris, regrette notamment que certaines thérapeutiques majeures ne soient toujours pas remboursées en France. C’est le cas notamment des glifozines, comme l’empaglifozine, qui réduit considérablement la mortalité du diabétique de type 2. « Il y a deux pays dans le monde qui ne le remboursent pas : la France et la Corée du Nord » illustre le Pr Riveline.

Pour des raisons économiques et des exigences industrielles, cette classe thérapeutique n’est donc toujours pas à disposition des patients français. Et la SFD estime qu’en 2015, 4.500 décès ont été causés par manque de ce traitement, soit plus de 200 par mois… Ce problème d’accessibilité à l’innovation est le même pour les capteurs de glucose, toujours pas pris en charge, qui permettraient aux enfants notamment d’éviter des hypoglycémies nocturnes sévères.

Deuxième axe à améliorer pour la SFD : la prévention. Elle demande par exemple que l’activité physique soit réellement prescrite par ordonnance et qu’elle soit reconnu comme un traitement à part entière. Parce que le diabète est une maladie complexe et polymorphe, certains malades devraient par ailleurs jouir d’une réunion de concertation pluridisciplinaire, à l’instar du cancer. Enfin, dernière proposition : mettre l’accent sur la recherche en augmentant son financement pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie ou l’impact de l’éducation thérapeutique par exemple.

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