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Anthony Mascle, président de l’ANEPF

Étudiant en 5e année officine à la faculté de Bordeaux, Anthony Mascle a été élu président de l’ANEPF en juillet dernier. Portrait d’un jeune homme engagé et volontaire.

stats 3C’est à la faculté de Bordeaux qu’Anthony Mascle, 26 ans, entreprend ses études de pharmacie. Lui qui se destinait pourtant à des études de biologie sera encouragé par ses parents à tenter le concours de la PACES. Après avoir réussi sa première année en 2011, il s’engage dans le tutorat. Biophysique, physiologie, radioactivité, sciences fondamentales… Ses disciplines de prédilection font de lui un tuteur rare et recherché. Il est recruté. « Ces matières réputées très sélectives n’étant pas les plus appréciées par les étudiants de première année, c’est sans doute sur ces critères que l’équipe du tutorat m’a choisi… » explique le jeune président. Durant ses premières années d’études, Anthony se dit frappé par la réussite de la PACES, et particulièrement au vu des relations quotidiennes privilégiées entre futurs médecins, pharmaciens, dentistes et tous les autres étudiants en santé et paramédical. « Cette année commune est à mon sens globalement réussie. Être ensemble sur les mêmes bancs nous rapproche. C’est peut-être même notre génération qui arrivera ainsi à prendre le virage de l’interprofessionnalité. » En 3e année, il intègre l’équipe organisatrice du week-end de parrainage de la faculté… et obtient par ailleurs le poste de responsable des polycopiés. « Cette tâche peut paraître fastidieuse, voire ingrate : pourtant, je m’y suis plu. J’ai pris ce rôle comme un challenge et ai tout de suite cherché à l’optimiser. » Afin d’éviter les pertes financières dues aux écarts importants entre le nombre de polycopiés réellement achetés par les étudiants et ceux commandés à son imprimeur, Anthony adapte à son affaire le modèle de l’officine. En créant un système de “poly dû” prépayé, les comptes sont rétablis. Faut-il y voir les balbutiements d’un futur titulaire d’officine ? Peut-être. Pourtant, des trois grandes filières proposées aux étudiants en pharmacie, l’officine n’avait pas sa préférence. « Je me voyais davantage dans la production du médicament » confie Anthony. « Je suis venu à l’officine plus tard dans mon cursus, mais j’y prends beaucoup de plaisir. » Voilà quatre ans qu’il travaille au sein de la pharmacie des Capucins à Bordeaux. Intéressé par la clinique, il met au cœur de son mandat l’application de la notion de “pharmacien d’officine correspondant”, introduite en 2011 avec la loi HPST à l’article L 5125-1-1-A du code de la santé publique. Selon cet article, « les pharmaciens d’officine : […] Peuvent, dans le cadre des coopérations prévues par l’article L 4011-1 du présent code, être désignés comme correspondants au sein de l’équipe de soins par le patient. À ce titre, ils peuvent, à la demande du médecin ou avec son accord, renouveler périodiquement des traitements chroniques, ajuster, au besoin, leur posologie et effectuer des bilans de médications destinés à en optimiser les effets. » « Ce rôle de tri d’entrée dans le système de santé est à développer. La question n’est même pas de se poser si ce rôle doit revenir au médecin ou au pharmacien : dans la pratique, c’est très souvent le pharmacien » constate Anthony. Le livre blanc de l’ANEPF, publié en janvier met d’ailleurs en avant ce rôle de clinicien.

Des idées, le président de l’ANEPF en a à revendre. S’il déclare n’être habité ni par des ambitions politiques, ni pas des ambitions syndicales, Anthony Mascle a, en quelques années, fait preuve d’une volonté de faire bouger les choses autour de lui. Très investi à Bordeaux, il a déjà porté plusieurs projets, dont celui d’une épicerie étudiante solidaire avec Aliénor, Fédération des Associations Libres et Indépendantes des Étudiants de Bordeaux et d’Aquitaine. Cette épicerie destinée aux étudiants en difficulté devrait ouvrir ses portes très prochainement. « J’y travaille depuis longtemps et souhaite accompagner ce projet jusqu’au bout, tant au niveau de la logistique qu’à celui de la gestion » souligne-t-il. Pour la suite de son mandat, qui sera rythmé par les élections présidentielle et législative, Anthony Mascle souhaite garder le cap de la réforme de la profession et de l’association. « Nous avons tenu à créer un nouveau poste au bureau de l’ANEPF : celui de chargé de mission de coordination et suivi des élus et des associations. Il s’agira d’aider les associations locales d’étudiants à entretenir des liens avec les élus locaux, mais aussi avec les URPS et les ARS. » De quoi sensibiliser davantage les étudiants à l’avenir de notre profession et, pourquoi pas, susciter des vocations.

Un livre Blanc pour l’ANEPF

Le 23 janvier dernier, l’Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France a publié son livre blanc dans lequel elle fait part de ses réflexions sur l’avenir du métier de pharmacien. L’association marque ainsi sa ferme intention de s’affirmer comme le moteur des changements face à la constante évolution du métier, tant au niveau économique qu’au niveau de l’exercice en lui-même.

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Tina Géréral

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