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Un mensonge en entraîne un autre

L’assertion de Térence était donc vraie. Si elle n’a jamais été infirmée en deux mille ans d’histoire, gageons cependant que le poète carthaginois ignorait les bases neurobiologiques de son trait d’esprit.

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Grâce à une équipe britannique, c’est désormais chose faite ! Siégeant au niveau du cerveau, l’inclination de l’humain pour les mensonges à répétition procèderait ainsi d’une extinction progressive de l’amygdale, cette région du système limbique gérant nos émotions, et en particulier le sentiment de culpabilité inhérent aux boniments. En effet, si l’amygdale produit dans un premier temps un sentiment négatif censé réduire l’ampleur de la menterie, cette activité régresse à mesure que les mensonges s’accumulent. Si bien qu’au bout du compte, l’amygdale s’éteint, prédisant alors de plus gros mensonges. Des résultats qui montrent pour la première fois le phénomène d’adaptation décrit par Térence et qu’il serait bon de confronter à d’autres « processus d’escalade, comme les comportements à risque et violents » d’après le professeur Neil Garret, auteur principal de l’étude. Voici donc le bois dont est fait Pinocchio.

Nature Neuroscience, publié online le 24 octobre 2016
DOI : 10.1038/nn.4426

Revue de presse scientifique par Maxime Deloupy

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