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« … J’ai décidé de consacrer ma carrière à l’humanitaire»

À l’issue de ses études de pharmacie, Azriel Bizmuth a fait le choix de rejoindre une association humanitaire. Une voie qui requiert investissement et sacrifices, dans un milieu en demande de main d’œuvre.

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ph136_jour1Après mes études de pharmacie à la faculté Paris Descartes en 2013, j’ai postulé au diplôme universitaire de “Pharmacie et Aide humanitaire” (PAH) à la faculté de pharmacie de Caen. Après avoir été sélectionné pour rejoindre la vingtaine de pharmaciens français, européens et étrangers motivés par ce cursus, j’ai donc été formé aux stratégies d’aide et de développement humanitaire. À la fin de cette formation théorique d’un mois, j’ai eu la chance de faire un stage chez “Douleurs sans frontières”, une ONG française de solidarité internationale créée en 1996 par des médecins responsables de structures hospitalières. Douleurs Sans Frontières (DSF) est reconnue d’utilité publique depuis 2003 et a pour mission principale la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des symptômes de fin de vie (soins palliatifs). Ma thèse, qui a suivi ce stage, avait pour sujet “l’accès aux dérivés morphiniques de palier 3 en Haïti”. Après ces premiers pas dans l’humanitaire, je me suis tourné vers Médecins sans frontières, une ONG à mon sens passionnante, tant pour ses missions que pour son indépendance financière et politique. Après plusieurs réunions au sein de l’organisation qui m’ont permis de découvrir les projets et de discuter avec des expatriés de retour de mission, j’ai postulé au mois de juin 2014. Les prérequis étaient simples : témoigner d’au moins deux années de pratique professionnelle dans son cœur de métier, parler l’anglais correctement et avoir eu au moins une expérience dans le développement à l’étranger.

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Décembre 2014, date de ma première mission : je pars pour Carnot, une ville située en République centrafricaine, au sud-ouest de Bangui. Affecté au sein d’un hôpital pédiatrique, je gère les stocks des médicaments, et notamment ceux de pathologies lourdes, telles que le VIH, la tuberculose, le paludisme ou la pneumonie. Le challenge est de taille : nous ne sommes approvisionnés que tous les quatre mois et la demande est importante. Stock dormant, périmés, commandes internationales… Mon rôle oscille entre vigilance, respect des protocoles de soin et logistique. Il m’arrive même de gérer certaines situations de crise, au cours desquelles je dois non seulement anticiper les besoins, mais également optimiser la répartition des produits. Les semaines sont donc intenses, mes journées débutant à 7h le matin et terminant vers 20h, du lundi au samedi.

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De retour en France au mois de mai 2015, je prépare la prochaine mission en décembre, cette fois-ci dans la capitale de Centrafrique. Tout est à construire : mettre sur pied la pharmacie, former le staff local et créer tous les outils de gestion. Pour cette fin d’année 2016, je prépare mon prochain départ pour le Mali, et précisément à Koutiala dans la région de Sikasso, à 8 heures de Bamako. Je pars pour un projet de nutrition chez les enfants de 0 à 5 ans, un projet phare de MSF, qui diffère de mes précédentes expériences.

On me demande souvent comment j’imagine mon on avenir professionnel : j’espère tout simplement que mes projets arriveront toujours à conjuguer ma passion pour l’humanitaire avec ma vie de famille, pourquoi pas en alternant des missions de terrain avec des activité de logistique au siège de MSF en France.

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