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Rencontres Pharmactiv 2015 : un congrès 3.0

Pourquoi devenir un pharmacien 3.0 ? Comment être acteur de l’observance de nos patients ? Ces deux thématiques ont été abordées aux rencontres Pharmactiv qui se sont déroulées du 9 au 11 octobre dernier à Madrid. À ces questions, serge carrier, Didier Bertholleau et leurs intervenants ont tenté d’apporter des éléments innovants et des idées d’Outre-Atlantique.

Observance et sciences humaines

Au coeur des problématiques, le marronnier de l’observance, un thème omniprésent dans l’actualité de la profession, mais qui trouve ici des réponses d’un autre genre. Caroline Blochet, présidente de Médissimo, a pointé l’aspect psychosocial de la non-observance : « Le comportement normal est de ne pas être observant, de ne pas se soumettre à l’autorité d’un traitement. C’est un choix inné, retrouvé chez 70 % des patients. Comment nous, professionnels, pouvons-nous les inciter à évoluer d’un comportement “normal” à un comportement “compliqué” ? ».
Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre des pharmaciens, a appuyé ces idées. « L’être humain est libre et nous avons nos limites : comment les repousser ? On ne peut pas envisager de ne pas rembourser un patient non-observant… ».
La réponse se trouve peut-être chez nos cousins canadiens. Au Québec, la réflexion autour de l’observance prend une dimension sociétale.
Elyse Desmeules, pharmacienne chez McKesson, explique comment, au Canada, le pharmacien aborde la problématique de la nonobservance : « Nous faisons appel aux sciences humaines pour faire en sorte que la décision vienne du patient. La composante émotive est importante et nous pensons qu’il faut que le patient sache que, s’il ne prend pas correctement son traitement, le pharmacien s’en rendra compte. L’observance n’est pas juste une question d’oubli ».
Un aspect que souhaite exploiter le groupement Pharmactiv grâce à des animations ciblées, planifiées et à des réunions régulières autour de cette problématique. En 2016, Pharmactiv souhaite notamment former ses adhérents à accompagner les patientes souffrant d’un cancer du sein.

Santé connectée

Pharmactiv, par le biais de ses intervenants, a démontré une volonté appuyée de lancer ses pharmaciens dans la e-santé. Éric Couhet, directeur général de ConnectedMag et médecin généraliste, a su flatter son auditoire en affirmant que « sur le sujet de la digitalisation de la santé, les pharmaciens sont en avance par rapport à leurs collègues médecins ». La santé connectée, par le biais d’applications mobiles, de dispositifs médicaux innovants et d’initiatives high-tech en points de vente, a fait des émules « Une balance connectée vendue en pharmacie n’est plus un gadget », a-t-il affirmé. Catherine Barbat, entrepreneuse, a poursuivi le débat avec une démonstration à l’américaine : « Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont partout et occupent 55 % du temps digital de vos clients. Désormais, la notion de “lieu de vente” ne fait plus seulement référence à un lieu physique. Qu’est-ce qui fait la valeur ajoutée de votre officine à l’heure où tout s’achète sur Internet ? Faites grandir votre culture digitale, investissez-vous sur le web et les réseaux-sociaux. J’ai la conviction que l’avenir du digital n’appartient pas aux pure players ». Un message auquel les adhérents Pharmactiv ont paru sensibles : plus de la moitié se disent prêts à franchir le cap de la digitalisation.

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