Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages

Une équipe form(ée)idable !

Grâce à un subtil dosage d’e-learning et de formations présentielles, Éric Flahaut, titulaire associé de la pharmacie de la Jeannotte, dans l’Essonne, a insufflé une dynamique au sein de son équipe. Décryptage.

Ici, c’est l’apprentissage permanent ! » À la tête d’une équipe de dix salariés, Éric Flahaut et son associé Patrice Archambault ne jurent que par la formation. « La formation sous toutes ses formes, précise le titulaire. Que ce soit en présentiel ou en e-learning, nous sommes convaincus que plus nos collaborateurs se forment, mieux ils officient au comptoir. » S’il admet volontiers que la qualité de transmission des connaissances est la même en présentiel ou à distance, Éric Flahaut penche plutôt pour la deuxième méthode : « Malgré la pertinence pédagogique des formations présentielles, il nous est souvent difficile de dégager du temps pour nous y rendre. Avec l’e-learning, nous pouvons nous affranchir des contraintes organisationnelles. C’est un avantage indéniable ». C’est pour combler toutes les attentes de ses clients que Cerp Rouen propose par exemple une offre de formation élargie. « Formation inter-officines, visioformation, e-learning… il est important de pouvoir répondre aux attentes très diverses, assure Anne Basuyau, responsable formation Cerp Rouen. Chaque mode de formation a des objectifs bien spécifiques. Le titulaire ne va pas chercher la même chose sur un stage d’une journée ou sur un module thématique de deux heures en e-learning. La bonne méthode est sans doute de piocher dans chacun des modes en fonction des besoins identifiés ».

En ligne à domicile

À la pharmacie de la Jeannotte, à Mennecy (91), c’est l’e-learning proposé par Cerp Rouen qui remporte les suffrages. Il faut dire que le système est bien rodé. Chaque salarié possède ses codes d’accès et peut, de chez lui, se connecter à la plate-forme. « Initialement, les formations se déroulaient à la pharmacie, depuis les postes informatiques, mais on s’est rendu compte que les conditions n’étaient pas optimales. Nos préparateurs étaient souvent dérangés pour une vente, par un collègue… » À raison d’une formation tous les deux mois, préparateurs et pharmaciens passent en moyenne deux heures par mois à faire le plein de connaissances en ligne. Les thématiques pour le bimestre sont définies lors d’une réunion réunissant toute l’équipe. « On essaie de coller à la saisonnalité : rhume et angine en automne, gastro-entérite en hiver, rhinite allergique au printemps. Il y a aussi les incontournables : diabète, asthme et BPCO. On prend également en compte les considérations de nos salariés. Collégial, le choix s’effectue via un catalogue d’une trentaine de thématiques. Dernièrement, un module sur les lombalgies a remporté un vif succès ». Si les titulaires ne peuvent accéder aux résultats, ils ont la possibilité de voir qui a suivi les formations. « Ce n’est pas du flicage, nuance aussitôt Éric Flahaut. Cela nous permet simplement d’identifier celles et ceux qui ont validé leur formation et de leur distribuer la prime correspondante ».

Une prime de formation

Chaque salarié reçoit en effet 40 € par formation suivie. Mis en place il y a près d’un an, ce système est d’abord incitatif. « Avant l’instauration de cette prime, il y avait moins d’adhésion », reconnaît Éric Flahaut. Et de préciser aussitôt : « Les salariés prennent sur leur temps libre pour se former. Il est normal que ce temps soit rémunéré ». Et c’est peu dire que cet investissement porte ses fruits. « Que ce soit au niveau de la qualité de conseil, de l’orientation des clients ou de l’acquisition de compétences purement pharmaceutiques, les bienfaits des formations ne tardent pas à faire leur effet, observe le titulaire. Cela se voit en particulier dans les comportements. L’équipe est plus indépendante, plus motivée, plus curieuse… » Éric Flahaut se montre particulièrement enthousiaste sur la construction des modules en étapes : un quiz initial pour tester ses connaissances, une partie théorique rappelant les fondamentaux de la pathologie, des exercices pratiques (cas de comptoir) et un test définitif pour évaluer son niveau de progression. « On procède également à des rappels tous les six mois pour éviter de tout perdre ». S’il est un fervent militant des formations en ligne, Éric Flahaut ne boude pas le présentiel. Les pharmaciens suivent ainsi deux à trois fois par an une journée de formation, toujours via Cerp Rouen. Il arrive également que le titulaire envoie l’une de ses préparatrices à une formation labo sur une gamme ou un produit. Une préparatrice est ainsi revenue enthousiaste d’un cycle de trois jours consacré à l’aromathérapie.

Un juste dosage

« Ce sont deux modes de formation complémentaires, analyse le pharmacien. Le présentiel permet de sortir de l’officine, de rencontrer d’autres intervenants. En formation à distance, les apprenants sont seuls devant leurs écrans et peuvent parfois décrocher ». « Même si l’e-learning a le vent en poupe, on note une préférence des officinaux pour la formation présentielle, qui résulte d’un ancrage historique, observe Anne Basuyau. La formation inter-officines rassure. On est en présence d’un formateur en chair et en os à qui l’on peut poser des questions. Les contenus pédagogiques sont approfondis par des mises en situation, des jeux de rôle. Mais, encore une fois, il n’y a pas de solution miracle pour capter l’attention et doper les compétences de ses équipes. Un juste dosage de présentiel et de formation à distance est souvent une solution efficace. Mais le point clé reste l’accompagnement et le suivi que le manager met en place auprès de son équipe lors de la réalisation d’une formation ». À bon entendeur…

Partager :

Auteur : Olivier Valcke

À lire sur le même sujet