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Entretiens pharmaceutiques, où en êtes-vous ?

Après de longs mois d’attente, la parution, le 27 juin, de l’avenant n° 1 de la convention nationale a marqué le coup d’envoi des entretiens pharmaceutiques. Premier bilan six mois après…

 

  • Depuis la parution du décret autorisant l’accompagnement des patients sous AVK, avez-vous mis en place des entretiens pharmaceutiques ?

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La profession répond présent !
Enfin une nouvelle positive : les pharmaciens ont bien intégré ce nouveau service. 79 % des titulaires ont ainsi mis en place de tels entretiens dans leur officine. Mieux, plus de 20 % des pharmaciens, tous postes confondus, ont déjà reçu plus de dix patients. L’organisation de ces entretiens constitue un véritable enjeu de santé publique. Comme le rappelait le texte conventionnel, « plus d’un million de patients sont traités par des AVK. On estime que chaque année les accidents iatrogéniques liés à la consommation d’AVK sont responsables de 17 300 hospitalisations et de 4 000 décès, soit la première cause d’iatrogénie en France. »

  • Si oui, combien de patients avez-vous déjà suivis ?

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  • Pour l’heure, proposez-vous uniquement des entretiens pour les patients traités par AVK ?

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Les AVK, une priorité
En attendant les patients asthmatiques, les pharmaciens se concentrent à 86 % sur le suivi des patients sous AVK. Dans les rares cas où ils diversifient leurs entretiens, c’est vers les diabétiques qu’ils s’orientent en priorité. 16 % déclarent ainsi suivre des personnes diabétiques et seulement 12 % prendre en charge les asthmatiques.

  • Globalement, vous diriez que les patients suivis…

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50 % des patients adhèrent au projet
Ce n’est pas encore la mobilisation générale, mais six mois après le lancement des entretiens pharmaceutiques, une petite majorité de patients sous AVK adhère au projet. C’est au niveau de l’information que le bât semble blesser.
Dans un sondage Ifop réalisé pour le groupe PHR, à la question « Quels services en officine répondraient le plus à vos besoins ? », seuls 19 % des Français citaient les entretiens pharmaceutiques en tête à tête dans un espace de confidentialité. A contrario, 48 % répondaient des conseils d’hygiène et de mode de vie.

 

Témoignages : 

« Ces entretiens ne peuvent trouver un intérêt que pour les nouveaux patients. Une personne qui, depuis vingt ans, fait ses prises de sang et gère avec son médecin un dosage stable ne voit pas l’utilité de ces rendez-vous. »
Titulaire en Vendée (85)

« C’est vraiment de la connerie ! Il n’y a pas d’argent pour rembourser correctement les médicaments et il y a des gens assez idiots pour croire qu’il y en aura pour nous payer des entretiens pharmaceutiques ! »
Titulaire dans les Côtes-d’Armor (22)

« Démarche très bien reçue par les patients. Tous ont plus ou moins à apprendre sur leur maladie, leur traitement. Sur plus d’une vingtaine de personnes contactées, un seul avait déjà son carnet de suivi de l’INR… »
Titulaire dans les Deux-Sèvres (79)

« J’étais très réticente à mettre en place ces entretiens… A-t-on vraiment le choix ? Et j’ai complètement changé d’avis : j’y trouve un réel intérêt pour moi et mes patients car je suis surprise de leur faible degré d’information. »
Titulaire dans le Cantal (15)

« La mission de conseil a toujours fait partie de notre métier… et elle était gratuite ! Plutôt que de ‘‘valoriser’’ le conseil du pharmacien de façon aberrante, nos élus auraient mieux fait de remonter un peu nos marges ! »
Titulaire dans le Var (83)

La Revue Pharma en partenariat avec Pharmagest

Méthodologie : 126 titulaires, 57 adjoints et 10 préparateurs interrogés entre le 21 octobre et le 8 novembre 2013.
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