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Générique, mon ami

De l’objectif de substitution fixé à 85 % d’ici la fin de l’année aux remises commerciales, en passant par la volonté gouvernementale de stabiliser la délivrance chez les patients âgés, comment organise-t-on sa stratégie « génériques » en officine ? Pharma et Pharmagest vous donnent la parole.

  • Pensez-vous atteindre le taux de substitution de 85 % d’ici la fin de l’année ?

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Optimisme de rigueur sur l’objectif de substitution
Contrairement à certaines rumeurs qui faisaient état d’un relâchement, les pharmaciens sont plutôt optimistes quant à l’objectif de taux de pénétration des génériques à 85 % fixé par l’accord entre l’Assurance maladie et les syndicats de pharmaciens. En 2012, le taux de substitution s’était établi à près de 83,5 %. À noter que les plus confiants sont les préparateurs.

  • Avec combien de génériqueurs travaillez-vous ?

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  • Sur quels critères les avez-vous choisis ? (plusieurs réponses possibles)

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  • Les génériqueurs sont-ils plus que de simples partenaires commerciaux ?

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Des partenaires commerciaux minutieusement choisis
82 % des titulaires considèrent les génériqueurs comme de simples partenaires commerciaux et seuls 22 % des interrogés déclarent les sélectionner pour les services qu’ils proposent (e-learning, formation…). C’est davantage l’étendue de la gamme et les remises avantageuses qui orientent le choix. À noter toutefois que le relationnel n’est pas exclu des critères de sélection (52 %).

  • L’USPO souhaite supprimer le plafond de remises sur les génériques et les spécialités soumises au TFR. Êtes-vous favorable à cette mesure ?

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Une faible majorité pour la suppression du plafond des remises
La proposition de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO) de supprimer le plafond de remises de 17 % prévu sur les médicaments génériques et les spécialités soumises au TFR divise la profession. 48 % seulement s’y montrent favorables.

Témoignages :

« Il est difficile de substituer à plus de 85 %. Il faut un fournisseur sans ruptures de stocks, et assurer à chaque patient de demeurer sur le même générique. Cela implique un choix à long terme pour l’officine et une relation de confiance avec le génériqueur retenu. »
Titulaire dans le Var (83)

« Nous sommes devenus dépendants du générique. Sans ses largesses économiques, nous serions en dépôt de bilan. »
Titulaire en Seine-et-Marne (77)

« Supprimer le plafond… contre quoi ? Certain à 50 et d’autres à 20 en fonction de leurs volumes ? Cela équivaut à la fermeture des petites officines et entraînera la disparition du maillage régional, donc plus aucune force de négociation sur bien d’autres sujets. »
Titulaire dans le Lot-et-Garonne (47)

« La stabilité de délivrance des génériques aux personnes âgées est utopiste. Avec les ruptures, cela relève du parcours du combattant pour fournir nos seniors. »
Adjoint dans le Pas-de-Calais (62)

« Le calcul de la prime ‘‘générique’’ par la Cnam est inepte et crée des écarts énormes entre les pharmacies selon leur entourage médical… À revoir absolument. »
Titulaire en Dordogne (24)

La Revue Pharma en partenariat avec Pharmagest

Méthodologie : 98 titulaires, 38 adjoints et 42 préparateurs interrogés entre le 24 septembre et le 11 octobre 2013.
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