Lancée en 2020, l’application « The Sorority » permet une entraide gratuite et sécurisée pour agir contre les violences faites aux femmes, l’isolement et le harcèlement.
Dans la rue, au travail, à la maison, dans les transports… Les personnes en danger peuvent ainsi déclencher une alerte directement sur leur téléphone. Un signal qui contacte les 50 personnes autour d’elles afin de les avertir, grâce à la géolocalisation.
Une cinquantaine de pharmacies déjà inscrites
Avec 8 millions de téléchargements, The Sorority offre également des adresses de « lieux surs ». « Pharmacies, salons de coiffure, boutiques, épiceries, restaurants, établissements de nuit : les acteurs de la société se mobilisent aux côtés des habitant.e.s en cas de besoin (par exemple situations d’agression dans la rue ou les transports) », souligne l’application.
Une aide pour se réfugier donc, « prendre un verre d’eau, contacter les autorités, ses proches, une association locale ».
Aujourd’hui, une cinquantaine d’officines en France se sont signalées comme un « lieu sûr » sur l’appli. Mais The Sorority souhaite encore accroître ce nombre. « Les pharmacies font en effet partie des acteurs du territoire les plus importants pour détecter des premiers signes de violence, elles sont dotées d’un fort pouvoir de libération de la parole », nous explique l’association.
Toutes les pharmacies qui le souhaitent peuvent donc s’inscrire gratuitement sur la plateforme.
Vous pouvez vous référencer par ici.
Labellisée par le ministère de l’intérieur
Avec plus de 400 000 profils actifs, l’application est déployée dans plusieurs pays du monde. « Que ce soit dans la rue, dans les transports, au bureau, en soirée, chez soi, en déplacement : quoi qu’il arrive, nous ne sommes jamais seul.e. », met en avant l’association.
En moyenne, 1 minute après le lancement d’une alerte, 10 à 15 prises de contact sont constatées. The Sorority permet aussi de signaler une personne en danger ou d’offrir son aide.
Aussi, l’application « est reconnue et labellisée par le ministère de l’Intérieur et les forces de l’ordre françaises », précise-t-elle.



