6e année de pharmacie : top départ pour le DES !

Enfin ! Après 10 ans d’attente, la réforme du 3e cycle des études de pharmacie est enfin sur les rails. Depuis septembre, le Diplôme d’études spécialisées (DES) de pharmacie officinale est entré en vigueur.

D’une durée d’un an, la 6e année de pharmacie donc, il comprend deux stages de six mois en officine, dont un en zone sous-dense. Le tout est complété par 200 à 350 heures d’enseignement réparties sur deux semestres.

Côté officine, « désormais, les adjoints peuvent être maîtres de stage et l’expérience minimum pour être maître de stage passe de 5 à 3 ans », indique Catherine Roullier, professeure à l’UFR Sciences pharmaceutiques de Nantes, lors du Congrès national des pharmaciens (CNDP), organisé fin septembre à la Cité des Ducs.

Un emploi du temps adapté à la pratique 

« Le stage représente 35 heures par semaine, période de formation à la faculté incluse », précise-t-elle, avec un jour fixe par semaine dédié aux cours. « À Nantes, nous avons fait le choix du lundi comme jour à l’université », raconte Catherine Roullier. Un emploi du temps qui convient à Mathis Cotillon, étudiant en 6e année de pharmacie à Nantes : « cela nous permet de mettre en application en officine tout de suite ce que l’on a vu en cours. Ainsi, la première semaine, j’ai été formé aux TROD cystite et angine ».

Financièrement, la gratification des stagiaires s’élève à 1 114 euros bruts par mois. « Une compensation, de 3 537 euros, est versée par la CPAM à l’officine, payée à l’issue du stage de 6 mois », précise Catherine Roullier. Les étudiants bénéficient également de 11 jours ouvrables de congés pour convenance personnelle.

Côté pédagogique, les évaluations s’attachent notamment aux compétences du futur pharmacien. L’étudiant doit par exemple rédiger un portfolio, une analyse personnelle de ses pratiques au comptoir, « par exemple, comment il a détecté une interaction », illustre Catherine Roullier. « Nous devrions les faire lire aux patients, car cela valorise vraiment tout ce qui se passe dans la tête du pharmacien », s’enthousiasme-t-elle.

Une évaluation qui est complétée par la tenue d’Ecos, ces « examens cliniques objectifs structurés », en lien directement avec le patient.