Mollo sur les antibios en soins dentaires. Mi-septembre, la HAS a publié ses nouvelles recommandations pour accompagner le bon usage des pratiques en santé buccodentaire.
Elle y préconise un usage plus rationnel des antibiotiques « dans un souci de pertinence des soins et de lutte contre l’antibiorésistance ».
Cela se traduit par un recours moins systématique – « la prise en charge repose d’abord sur la réalisation d’un geste local permettant de traiter la cause des douleurs et la mise en place d’un traitement antalgique adapté », rappelle la HAS – et des durées de prescriptions plus courtes. « En effet, pour de nombreuses infections, un traitement de courte durée a montré des résultats cliniques similaires à ceux d’un traitement de plus longue durée », indique l’instance.
Si l’amoxicilline reste la première intention, la durée des cures est revue à la baisse, aussi bien en antibioprophylaxie – 2 g à administrer 1 h avant le geste –, qu’en antibiothérapie – 1 g 3 fois par jour pendant 3 jours avec une réévaluation au bout de 48 à 72 heures –.
Enfin, faute d’intérêt démontré, la HAS recommande « de ne pas associer systématiquement une prescription antibiotique à une prescription d’anti-inflammatoires qu’ils soient stéroïdiens ou non stéroïdiens » et de ne pas avoir recours à une antibiothérapie locale en pratique buccodentaire.

