Alors qu’a débuté le 14 septembre dernier la nouvelle campagne de prévention contre les infections à VRS, zoom sur Enflonsia, nouvel anticorps du laboratoire MSD, qui vient élargir l’arsenal préventif.
en bref
- Liste 1
- Boîte de 1 seringue de 0,7 mL + 1 aiguille
- À conserver au réfrigérateur, entre 2 °C et 8 °C
- Remboursé à 65 % par la Sécurité sociale et agréé aux collectivités
- CIP 3400930328613
- Prix public : 401,80 €
- Laboratoire MSD
Une nouvelle alternative disponible
L’offre préventive contre la bronchiolite s’élargit. Cet été, le laboratoire MSD a annoncé le lancement d’un nouvel anticorps monoclonal pour l’immunisation passive des nourrissons contre les infections au virus respiratoire syncytial (VRS) : Enflonsia (clesrovimab). Il vient compléter l’arsenal à disposition pour la nouvelle campagne de prévention qui a débuté le 14 septembre dernier, aux côtés des anticorps Beyfortus (nirsévimab) et Synagis (palivizumab) – ce dernier étant réservé aux nourrissons nés prématurément ou à haut risque –, et du vaccin Abrysvo, administré chez la femme enceinte entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée.
Une dose fixe de 105 mg
Contrairement à Beyfortus, disponible en deux dosages en fonction du poids du nourrisson, Enflonsia se présente en dose fixe de 105 mg, administrée en une seule injection par voie intramusculaire. À noter aussi que ce nouveau traitement est indiqué pour l’immunisation des nouveau-nés et des nourrissons au cours de leur première saison de circulation du VRS, là où le nirsévimab peut être administré aux enfants qui demeurent vulnérables à une infection sévère due au VRS au cours de leur deuxième saison épidémique et jusqu’à l’âge de 24 mois.
Entièrement humain
Son principe actif, le clesrovimab, est un anticorps monoclonal neutralisant entièrement humain. Il procure une immunité passive en ciblant la protéine F du VRS, empêchant l’entrée du virus dans les cellules. Les tests in vitro ont montré une neutralisation équipotente des deux sous-types de VRS, A et B.
AMM européenne
Enflonsia dispose d’une autorisation de mise sur le marché européenne, accordée par la Commission européenne le 15 avril 2026. Cet octroi s’appuie sur les données de l’essai de phase 2 b/3 randomisé en double aveugle CLEVER dans lequel l’anticorps a démontré son efficacité par rapport au placebo en réduisant le risque relatif d’infections des voies respiratoires inférieures dues au VRS de 60,4 % dans les 150 jours suivant son administration, et celui des hospitalisations associées de 84,2 %. Les principaux effets indésirables recensés sont des réactions locales et bénignes au site d’injection : douleur (6,5 %), rougeur (4,4 %), gonflement (3,2 %) et éruptions cutanées (2,3 %).
Remboursé à 65 % en ville
En France, la HAS a émis un avis favorable au remboursement d’Enflonsia, en lui attribuant un SMR important et une ASMR IV dans la prévention des infections des voies respiratoires inférieures dues au VRS chez les nouveau-nés et les nourrissons avec ou sans facteurs de risque et non éligibles au palivizumab au cours de leur première saison de circulation du virus. Le remboursement couvre également la prévention des formes graves nécessitant une hospitalisation chez les nourrissons à haut risque éligibles au palivizumab. Enflonsia est pris en charge à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie en ville depuis le 12 août 2026.
À conserver au frais
Enflonsia se conserve au réfrigérateur entre 2°C et 8°C. Le traitement peut toutefois être laissé à température ambiante, entre 20°C et 25°C, pendant 48 heures maximum. Passé ce délai, il doit être éliminé s’il n’a pas été utilisé. À noter également que l’aiguille d’injection est fournie avec la seringue préremplie et qu’il est recommandé de sortir le produit du réfrigérateur environ 15 minutes avant l’administration. ■


