Pour la première fois, l’Anepf a dressé un bilan du coût de la rentrée, non pas sur une année, mais sur l’ensemble du deuxième quinquennat Macron. Résultat, entre la rentrée 2021 et la rentrée 2026 : + 399,49 € de hausse réelle du coût de la rentrée pour les étudiants en pharmacie.
« Cinq ans après le début du mandat d’Emmanuel Macron, la rentrée reste financièrement critique pour les étudiants en pharmacie », regrette l’Association, qui souligne que ce quinquennat « a des conséquences pour tous ». Au total, rentrer en fac de pharmacie coûte désormais 2524,82 € contre 2125,33 € en 2021.
Pour dresser son bilan, l’Anepf a pris en compte les frais mensuels de vie courante (loyer, assurance, repas, etc.) et les frais ponctuels de rentrée (inscription à la fac, matériel pédagogique, etc.)
Les frais de transport s’envolent
En cinq ans, les frais de logement explosent : +18,4 %, avec une augmentation particulièrement marquée pour les frais d’agence (+23 %). En moyenne, le loyer d’un étudiant en pharmacie est passé de 573 euros à 679 euros par mois. « Le logement reste le premier poste de dépense et représente plus de 50 % du budget étudiant », précise l’Anepf.
Le coût du transport, lui aussi, s’envole : + 49 % depuis le début du quinquennat. Enfin, les frais de matériel pédagogique et d’habillement de stage augmentent aussi, avec respectivement +58,5 % et +80,7 %. Sans compter une augmentation de +14 % pour l’assurance logement et +18,6 % pour la complémentaire santé.
« Malgré le repas CROUS à 1 €, l’encadrement des loyers ou le plan logement étudiant, les charges incompressibles telles que le logement, le matériel et le transport continuent de peser plus lourd chaque année », regrette ainsi l’Anepf, qui s’inquiète également de la suppression des APL au 1er juillet 2026 pour les étudiants non-UE, non-boursiers.
Conséquence sur la santé mentale
Aussi, alors que près de 6 étudiants en pharmacie sur 10 travaillent pendant leurs études, ils sont 39 % à n’avoir « que le strict nécessaire pour vivre », déplore l’Anepf. Avec des conséquences marquées sur la santé mentale : 58 % se disent préoccupés financièrement au quotidien, et 1 sur 3 a envisagé d’arrêter ses études.
Une bonne nouvelle toutefois vient tempérer ces résultats. Avec la mise en place de la réforme du 3e cycle des études de pharmacie dès cette année, la gratification mensuelle en 6e année passe à 1 037 € net/mois.

