Le préambule de l’avenant 2 signé le 7 avril donne des gages aux pharmaciens quant à l’extension future des missions de santé : dépistage de l’hypertension artérielle au comptoir, élargissement d’OSYS, mais aussi reconnaissance des interventions pharmaceutiques.
Une très bonne chose pour Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO qui pousse ses pions pour aller un cran plus loin : « par exemple, nous avons demandé d’étendre les protocoles d’OSYS aux douleurs dentaires, à la conjonctivite allergique, mais aussi bactérienne », précise le pharmacien dijonnais ce 8 avril.
L’USPO propose également que le pharmacien puisse dispenser une contraception orale aux femmes venues après une contraception d’urgence, « comme ce qui est fait au Québec, car il y a de nombreuses femmes en déshérence de prise en charge contraceptive », souligne Pierre-Olivier Variot. Une mesure que l’USPO espère voir intégrée dans une proposition de loi transpartisane en cours de rédaction sur la santé des femmes.
Hypertension artérielle
Un cran plus loin encore, le dépistage de l’hypertension artérielle en officine pourrait être accompagné, l’espère l’USPO, soit de la pose d’un holter en pharmacie pendant 24h, soit de la prescription pharmaceutique d’un hypotenseur.
« Nous en avons parlé avec Yannick Neuder (ancien ministre de la Santé et cardiologue NDLR) qui a rédigé une proposition de loi sur la santé cardiovasculaire. Il nous dit qu’il n’y voit aucun problème, que les traitements les plus simples à introduire seraient les inhibiteurs calciques, le temps de remettre le patient dans le parcours de soin », raconte Pierre-Olivier Variot.
DMLA, ostéoporose, cancer du col de l’utérus…
Au-delà de la prescription pharmaceutique, le syndicat a également proposé à l’Assurance maladie de nouvelles missions de prévention : dépistage de l’ostéoporose ou même de la DMLA, « une expérimentation est en cours en Nouvelle-Aquitaine pour dépister la DMLA de façon rapide », souligne le pharmacien.
Dernière idée : proposer des dépistages du cancer du col de l’utérus en officine, grâce à des autotests. « Quand on voit la puissance du réseau pharmaceutique pour dispenser des kits de dépistage du cancer colorectal, et le taux de transformation qui est le plus élevé de tous les professionnels de santé avec une moyenne de 80%, nous pourrions tout à fait faire la même chose avec un autoprélèvement pour le cancer du col de l’utérus », imagine encore le président de l’USPO.


