fresenius webinaire novembre 2025
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Région Grand Est

Analyse de l’évolution de l’activité, de la rentabilité et des prix d’acquisition dans la région Grand Est.

 

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Le chiffre d’affaires des officines du Grand Est poursuit sa progression entre 2024 et 2025 avec une croissance de 5% et suit la tendance nationale (+5,62%). Cette évolution s’inscrit dans la continuité des années précédentes et confirme le dynamisme du secteur officinal. Elle s’articule autour de l’augmentation du panier moyen et de la montée en puissance des nouvelles missions du pharmacien avec la vaccination et la réalisation d’actes de prévention.

Toutefois, cette croissance doit être relativisée. L’effet prix repose surtout sur la hausse des ventes de produits chers (> 150 € HT) représentant en moyenne 40 % du CA HT à 2,10 % plutôt que sur une augmentation des volumes. En ce sens, le CA est encore moins révélateur de la performance réelle des officines nécessitant un suivi et une analyse accrue de la marge brute et de l’EBE.

 

Après avoir été en retrait l’année précédente, la rentabilité progresse en 2025, portée par la hausse des nouvelles missions et de la vaccination notamment. La marge en valeur augmente de 20K€, tandis que les frais généraux se stabilisent, mais restent tout de même en hausse : augmentation de l’ordre de 2 % des charges externes (dont +5% au niveau du poids du loyer) et augmentation de la masse salariale de l’ordre de 4 % (contre 5 % en 2024). Néanmoins, la hausse de la marge étant irrégulière selon le niveau de chiffre d’affaires, elle ne permet pas à l’ensemble des officines de faire face à ces variations de charges.

Géographiquement, les pharmacies rurales et de centres commerciaux sont davantage touchées par cette hausse de charges que les officines urbaines ou de gros bourgs.

 

Le volume des transactions est stable dans la région Grand Est.

Face aux difficultés de rentabilité des plus petites officines (augmentation des produits chers, des prix d’achat, des charges externes et du coût des équipes) et de la volonté des acquéreurs de s’associer pour maximiser leur apport, le volume des transactions est déséquilibré entre les officines sur le marché et la cible recherchée par les acquéreurs.

Cette évolution renforce et confirme la tendance observée depuis quelques années selon laquelle un seuil d’attractivité tend à se structurer autour des petites officines.

Lors des dernières années, étaient considérées comme « petites » les officines réalisant un CA inférieur à 1 M€ ; cette catégorie s’étend désormais à celles dont le CA est inférieur à 1,5 M€ en raison des motifs précédemment exposés et par une volonté accrue du ou des titulaires de patrimonialiser lors de la revente. •