Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif « Orientation dans le système de soins (Osys) » est généralisé à toutes les officines françaises. Une décision actée par la publication d’un arrêté le 28 décembre. Ces protocoles permettent aux pharmaciens d’orienter et de prendre en charge certains maux du quotidien comme les plaies simples, les piqûres de tique, la conjonctivite et les brûlures au premier degré, en plus de la prise en charge déjà possible pour l’angine et la cystite.
D’abord expérimentée dans le cadre de l’article 51 en Bretagne, Osys avait été généralisée à trois autres régions il y a deux ans : Corse, Occitanie et Centre-Val de Loire.
Une période transitoire d’entrée en vigueur de la généralisation d’Osys est ainsi prévue, « établie pour une durée de douze mois, assortie d’une période de prolongation possible de trois mois renouvelables une fois, pour une durée totale maximale de dix-huit mois », souligne l’arrêté.
Une « avancée majeure »
Le président de l’USPO, Pierre-Olivier Variot s’est félicité d’une « avancée majeure : le rôle de la pharmacie et de son équipe dans le premier recours est enfin reconnu sans remise en cause des compétences des autres professionnels de santé ». « La généralisation de l’expérimentation Osys permet désormais aux pharmaciens d’intervenir directement auprès des patients dans la prise en charge de situations courantes : plaies simples, brûlures, conjonctivites, piqûres de tiques… », souligne-t-il.
« Nous avons obtenu la reconnaissance de la place des pharmaciens dans le parcours de soins », abonde le président de la FSPF, Philippe Besset, soulignant que « la prise en charge des situations cliniques et des maux du quotidien fera désormais partie intégrante de leurs missions. Elle sera enfin valorisée par une rémunération dédiée ».
Aussi, la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit d’élargir encore davantage les missions des pharmaciens, en leur permettant de « contribuer à l’évaluation et à la prise en charge de situations cliniques ». Un arrêté devra « déterminer la liste des situations cliniques concernées et les modalités de leur prise en charge » en officine, précise la loi.


