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Obésité : Wegovy débarque en comprimés aux États-Unis

Fin décembre, le laboratoire Novo Nordisk a annoncé le lancement aux États-Unis du tout premier aGLP-1 oral indiqué dans le traitement de l’obésité : Wegovy (sémaglutide).

Premier aGLP-1 oral dans l’obésité

Une nouvelle étape marquante pour la courte, mais déjà riche, histoire des analogues du GLP-1 (aGLP-1) dans le traitement de l’obésité. Fin décembre, le laboratoire Novo Nordisk a annoncé l’approbation par l’Agence américaine du médicament (FDA) du premier traitement par voie orale à base de sémaglutide indiqué dans le contrôle du poids.

Disponible depuis janvier 2026

Sobrement appelée Wegovy, comme la version injectable disponible en France depuis 2024, cette nouvelle présentation est commercialisée depuis début janvier 2026 aux États-Unis. Le laboratoire danois indique qu’une demande d’approbation a également été transmise au cours du second semestre 2025 à l’Agence européenne des médicaments (EMA), en vue d’une commercialisation sur le vieux continent.

Une perte de poids similaire à l’injectable

Avec une dose d’entretien de 25 mg, à prendre tous les jours à jeun, cette version en comprimés de Wegovy a démontré des pertes de poids similaires au traitement injectable selon le laboratoire, et ce dans un format plus pratique pour les patients et moins cher. « Dans l’étude Oasis 4, le sémaglutide oral à la dose de 25 mg une fois par jour a démontré une perte de poids moyenne de 16,6 % lorsque le traitement était respecté », indique Novo Nordisk, qui rajoute que dans cette même étude, « un tiers des participants ont constaté une perte de poids de 20 % ou plus ».

Toujours des effets indésirables digestifs

À l’instar de sa version injectable, Wegovy en comprimés comporte une escalade mensuelle des doses pour faciliter la tolérance digestive. Diarrhées, nausées et vomissements sont d’ailleurs les principaux effets indésirables observés, dans des proportions similaires au sémaglutide injectable. Quatre dosages sont ainsi disponibles pour son lancement outre-Atlantique : une dose initiale de 1,5 mg, deux doses d’escalade de 4 et 9 mg, et une dose d’entretien de 25 mg.

Un précédent dans le diabète de type 2

Le laboratoire danois n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, en septembre 2019, il recevait l’aval de la FDA pour Rybelsus, autre spécialité à base de sémaglutide oral, mais indiquée dans le diabète de type 2 (DT2). Approuvé en Europe quelques mois plus tard cet équivalent d’Ozempic, disponible en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, a été retoqué en France par la Haute Autorité de santé (HAS).

Fin 2020, la Commission de la transparence (CT) s’est opposée à son remboursement, lui attribuant un service médical rendu (SMR) insuffisant en raison notamment de doses trop élevées par rapport à la version injectable. Une nouvelle formulation, avec des doses plus faibles et une meilleure biodisponibilité, va d’ailleurs être progressivement introduite en Europe début 2026.

La course aux comprimés

De son côté, Eli Lilly développe également son aGLP-1 par voie orale, l’orforglipron. Tout comme Mounjaro (tirzépatide), l’autre blockbuster du laboratoire, l’orforglipron posséderait une double indication, dans le DT2 et l’obésité, avec, pour ces deux indications, des résultats d’essais cliniques de phase 3 intéressants. L’étude comparative Achieve-3 du laboratoire américain a démontré la supériorité de l’orforglipron au sémaglutide dans la réduction de l’HbA1C et dans la perte de poids.

Dans un communiqué fin juin, Eli Lilly annonçait soumettre sa nouvelle molécule à l’évaluation des différentes autorités sanitaires en fin d’année 2025 dans le traitement de l’obésité et en 2026, pour le diabète de type 2. ■