La dermatite séborrhéique (DS) est une dermatose inflammatoire chronique, bénigne et récidivante, avec une prévalence en France de 1 à 3 %. Son étiologie, multifactorielle, n’est pas entièrement élucidée. Néanmoins, le consensus scientifique souligne une interaction complexe entre la levure commensale lipophile Malassezia spp (espèces Restrictus, Furfur et Globosa), les kératinocytes, la réponse inflammatoire et un éventuel déficit immunitaire.
Comment la reconnaître ?
Cette affection se manifeste par des plaques érythémateuses squameuses, grasses, blanches et/ou jaunes, avec une prédilection pour les zones riches en glandes sébacées : cuir chevelu (pellicules), peau du visage (ailes du nez, sourcils, région rétro-auriculaire), mais aussi le tronc et les plis du corps. On note une alternance de poussées et de périodes de rémission. Elle altère significativement la qualité de vie des patients.
Comment seconder les traitements ?
La prise en charge thérapeutique actuelle de la DS ne conduit pas à une guérison complète, mais permet une rémission prolongée et améliore le confort du patient. Au-delà des thérapies, le rôle des équipes officinales est de délivrer un programme d’accompagnement, de soins de support et d’entretien (pendant et en dehors des crises) fondé sur des règles d’hygiène de vie et des soins dermocosmétiques ciblés.
Conseils hygiéno-diététiques
1. Inciter les patients à noter les facteurs (alimentation, stress, environnement) qui précèdent une rechute afin de définir un suivi personnalisé.
2. Insister sur le respect strict du traitement.
3. Favoriser les aliments fermentés, riches en oméga-3 et en fibres, mais aussi la vitamine D3 pour l’immunité, le zinc pour réguler l’excès de sébum.
4. Proposer des méthodes pour la gestion du stress, l’arrêt du tabac et de l’alcool





