Alors que l’idée avait été lancée par l’exécutif dès l’été, l’augmentation des franchises médicales a été remise sur le tapis par Emmanuel Macron la semaine dernière. Le président s’est dit ainsi favorable à un doublement de ce reste à charge.
Dans un communiqué tombé en fin d’après-midi ce lundi, Bercy lui emboîte le pas et annonce donc que le gouvernement engage « des consultations liées à la procédure de publication des textes réglementaires nécessaires pour fixer le montant des franchises qui s’appliquent sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux à 1 € », contre 0,50€ auparavant.
Une augmentation qui touchera aussi les transports sanitaires (à 4€), les participations forfaitaires appliquées aux actes et consultations réalisés par un médecin, et aux examens et analyses de biologie médicale (à 2€)
Fin du mois de mars
Le ministère de l’Économie indique ainsi que « les nouveaux montants des franchises et des participations forfaitaires devraient entrer en vigueur respectivement à la fin du mois de mars et d’ici début juin ».
« Ces montants n’avaient pas été revalorisés depuis leur création en 2008 et 2004 », se justifient ainsi les cabinets de Bruno Lemaire et de Catherine Vautrin, évoquant le déficit de la Sécu.
« Encore une fois ce sont les personnes malades qui vont trinquer »
Cette augmentation des franchises devrait concerner tous les assurés sociaux, à l’exception des mineurs, des femmes sous assurance maternité et des bénéficiaires de la CSS. « De plus, le plafond annuel fixé à 50 € est maintenu afin de protéger celles et ceux affectés par une pathologie lourde, et notamment les personnes atteintes d’une affection de longue durée », indique l’exécutif.
Dès l’été, alors que cette augmentation avait été évoquée par Bruno Lemaire, France Assos Santé avait dénoncé la mesure. « Encore une fois ce sont les personnes malades qui vont trinquer, alors que la prise de médicaments n’est pas un choix, ni du confort, mais bien une nécessité absolue, voire vitale », s’était insurgée l’association de patients, rappelant que « les franchises médicales et les participations forfaitaires, ne sont en outre pas prises en charge par les complémentaires santé, certains n’arrivent plus à assumer ces coûts supplémentaires, car fortement impactés au niveau social en raison de leur maladie. »