Des nouvelles de l’Anepf

Chaque mois, les étudiants réagissent sur plusieurs sujets d’actualité et nous confient leur humeur du moment. 

Olivier Véran a promis de valider le futur Code de déontologie… Qu’en pensez-vous ?

En chantier depuis de nombreuses années, après deux refontes en 2016, puis en 2018, un nouveau projet du Code de déontologie des pharmaciens, adopté par l’Ordre le 4 octobre, a été adressé à Olivier Véran. L’Anepf y a d’ailleurs contribué via 19 propositions afin que le futur texte prenne en compte les nouvelles missions, intègre les outils et services numériques innovants, ainsi que la participation aux structures pluriprofessionnelles de coopération. 

Le Code de déontologie des pharmaciens doit s’adapter et encadrer les nouvelles facettes du métier. Il se doit donc d’être clair et rigoureux puisqu’il s’agit de « la boussole du pharmacien », comme le répétait encore Carine Wolf-Thal, présidente du Cnop lors de la 33e Journée de l’Ordre, le 22 novembre dernier.

Plusieurs articles sont très attendus par les pharmaciens. Par exemple, l’ensemble du volet « communication et publicité » sera traité pour clarifier les possibilités futures des titulaires d’officine en matière de publicité, notamment en ligne…

 

De nouvelles missions allouées aux étudiants… Cela vous fait-il rêver ?

Depuis plusieurs années, les étudiants en pharmacie revendiquent leur droit de participer à la vaccination en officine. La nouvelle a donc été accueillie à bras ouverts pour les futurs pharmaciens qui peuvent ainsi s’impliquer davantage dans les missions de santé publique de la profession, et réaffirmer l’engagement des étudiants dans la lutte contre le Covid-19, après presque deux ans de mobilisation.

Reste à rendre cette mesure pérenne, en se positionnant comme le premier professionnel de santé vaccinateur contre le Covid-19 en termes statistiques.

La formation doit autant évoluer que le métier de pharmacien. Or, la réforme des études du 3e cycle n’a de cesse d’être reportée, bien que missionnée depuis 2016 et porteuse d’une ambition actualisée : celle d’une formation adéquate aux nouvelles missions des pharmaciens de demain.

 

Julien Tomé et Nolwenn Coatanoa en pleine formation à la vaccination à la faculté de Pharmacie d’Angers. CRÉDIT : ANEPF

 

Vente en ligne, une victoire… mais jusqu’à quand ?

Après plusieurs mois d’attente, l’État français a enfin notifié à la Commission européenne et aux États membres concernés, les règles régissant, dans l’Hexagone, la dispensation et la vente en ligne de médicaments. Cette notification soumet, sur le territoire national, les e-pharmacies européennes aux mêmes restrictions que leurs homologues français, ce qui constitue une victoire.

La question de la vente en ligne des médicaments reste un enjeu majeur d’avenir puisque cela évoluera probablement dans les prochaines années. Le pharmacien devra alors s’imposer comme garant d’un nouveau mode d’exercice, comme il a toujours su le faire, en prenant le pas sur la vente en ligne et non en en subissant les conséquences. 

Rappelons aussi que le médicament n’est pas un bien de consommation courant. L’éthique de notre profession est construite dans l’intérêt des patients, en opposition avec les velléités purement commerciales qu’ont certaines sociétés au sein, ou en dehors, de l’Union européenne. •