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Implant contraceptif : migration sous contrôle

27 cas graves de migration ont été recensés à ce jour.

Suite aux premiers signalements de pharmacovigilance concernant les cas de migration d’implant contraceptif, l’ANSM et l’EMA ont mis en place de nombreuses mesures visant à réduire le risque. En effet, Nexplanon (ex Implanon) fait l’objet d’un suivi national de pharmacovigilance depuis 2002.
Dans ce contexte, l’ANSM a mené une revue afin de recenser tous les cas français de migration dans l’artère pulmonaire ou ses branches. Depuis la commercialisation de l’implant en 2001, jusqu’à l’automne 2018, 27 cas graves ont été analysés. Certains cas faisaient l’objet de migration non symptomatique, alors que d’autres cas étaient associés à la survenue de symptômes respiratoires et/ou de douleurs cardiothoraciques.
Par ailleurs, l’incidence des cas notifiés augmente chaque année depuis 2013 : la France enregistre un taux fortement supérieur à celui de l’incidence mondiale puisque la firme MSD rapporte 1,76 cas pour 100 000 patientes en France, contre 1,3 cas pour 100 000 dans le monde.

L’ANSM rappelle qu’il est primordial d’extraire l’implant très rapidement après migration et dresse de nouvelles recommandations :

  • une surveillance régulière de la présence de l’implant par palpation
  • la recherche systématique de l’implant localement ou à distance s’il n’est pas palpable immédiatement
  • la vérification de la bonne position de l’implant en cas de manifestions respiratoires ou de signes potentiellement annonciateurs d’une migration au niveau de l’artère pulmonaire

Selon le communiqué de l’ANSM en date du 6 décembre 2019, la cause exacte de ces migrations n’est pas identifiée. Néanmoins, l’insertion trop profonde au moment de la pose, conduisant au positionnement de l’implant directement dans un vaisseau sanguin serait à suspecter. Une autre hypothèse émise : la migration surviendrait à distance de la pose, à la suite d’un choc ou à la répétition de certains mouvements. Une particularité anatomique n’est pas non plus exclue. Des pistes à explorer et une surveillance accrue à maintenir.

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