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Les chiens ne font pas des chats

La consommation d’alcool au cours des 9 mois de gestation provoquerait en en et des dommages chez l’embryon et le fœtus.

  • Publié le 14 juin 2017 dans The Journal of Neuroscience

  • Doi: 10.1523/ JNEUROSCI.3894-16.2017

L’hérédité n’est pas seulement génétique, elle est aussi comportementale : le comportement alcoolique de la mère pendant la grossesse préfigurerait ainsi celui de l’enfant à naître. Selon cette étude américaine publiée dans The Journal of Neuroscience, la consommation d’alcool au cours des 9 mois de gestation provoquerait en effet des dommages chez l’embryon et le fœtus tels que le futur enfant serait plus susceptible de développer une dépendance à l’alcool au cours de sa vie. Cet effet néfaste du syndrome d’alcoolisation fœtal (SAF) trouverait son origine dans la diminution de l’expression des récepteurs aux endocannabinoïdes dans la zone cérébrale impliquée dans les mécanismes d’addiction, dont ils sont les garde-fous. Si bien qu’au terme d’une grossesse marquée par la boisson de la mère, le cerveau de l’enfant s’en retrouverait tellement défaussé qu’aucun contrôle ne s’exercerait plus sur le circuit dopaminergique de la récompense, qui règle l’addiction. Ainsi, résument les chercheurs de l’université de Buffalo (New York), l’enfant devenu adulte aurait besoin de beaucoup moins d’alcool pour développer une addiction et donc devenir dépendant à celui-ci.