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Seuls 10 % des pharmaciens exercent dans une structure pluridisciplinaire

Sisa, maison de santé pluridisciplinaire… Malgré un intérêt croissant pour ces structures, l’interprofessionnalité tarde à se généraliser. Quels sont les freins existants ? Les leviers à actionner ? Pharma et Pharmagest ont mené l’enquête.

 

  • L’interprofessionnalité est-elle la voie de salut pour l’officine ?

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  • Exercez-vous au sein d’une structure pluridisciplinaire ?

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Encore du domaine de l’abstraction

De la théorie à la pratique, ce n’est plus un fossé mais un gouffre qui sépare les aspirations des pharmaciens qui, à une large majorité (66 %), considèrent l’interprofessionnalité comme une voie de salut, et la réalité quotidienne avec seulement 10 % des sondés qui déclarent exercer dans une structure pluridisciplinaire (maison de santé en majorité). On notera au passage les fortes convictions des étudiants : 75 % d’entre eux sont persuadés que l’interprofessionnalité sauvera l’officine

 

  • Envisagez-vous de transférer votre activité vers une structure pluridisciplinaire ?

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Si oui, pour quelles raisons ? (plusieurs réponses possibles)

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Si non, pour quelles raisons ? (plusieurs réponses possibles)

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Pas de transfert d’activité en vue, la faute aux ARS ?

Malgré une forte conviction, les pharmaciens hésitent encore à rejoindre des structures pluridisciplinaires. Seuls 34 % des interrogés envisagent de sauter le pas. Principal frein, la complexité des dossiers à présenter à l’ARS (25 %). Autres réticences soulevées, la crainte de déséquilibrer le réseau officinal (21 %) et de perdre son indépendance professionnelle (18 %) en adhérant en masse à ces structures. Pour ceux qui envisagent un virage pluridisciplinaire, on retiendra parmi les arguments qui les motivent, l’amélioration de la prise en charge du patient et l’émergence d’une nouvelle activité. Si certains identifient la structure pluridisciplinaire comme un lieu de convivialité (23 %) qui apporterait une réponse à la désertification médicale (25 %), chose étrange, plus rares sont ceux qui y voient un bon moyen de mutualiser des moyens (18 %).

 

  • Pensez-vous que les nouveaux outils technologiques facilitent l’interprofessionnalité ?

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Témoignages :

« Locaux communs, outils de communication modernes (messagerie sécurisée, dossiers partagés…) ne sont rien sans l’humain et la volonté de quelques-uns de faire avancer les choses ! »

« L’interprofessionnalité demeure très chronophage mais il faudra rapidement faire un choix entre un système de santé pluriprofessionnel ou devenir pharmacien chez Leclerc. »

« Je travaille à la constitution d’un pôle de santé. Il faudra beaucoup de temps pour faire évoluer les mentalités… »

« En pleine création de maison médicale, j’ai souhaité m’impliquer pour développer une pratique pluriprofessionnelle avec pharmacie dans le même bâtiment (mais sans accès partagé), mais l’ARS Aquitaine s’y est opposée au motif que les pharmaciens ne peuvent participer pleinement à une maison de santé. Les autorités ont donc de gros efforts à faire pour développer des méthodes qui permettent de diminuer le coût des soins, tout en soignant mieux les patients. »

« 51e congrès de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France à Bordeaux du 25 au 28 juin. Thème : les relations interprofessionnelles au service du patient. 😉 »

La Revue Pharma en partenariat avec Pharmagest

Méthodologie : 62 titulaires, 49 adjoints, 23 préparateurs et 12 étudiants interrogés entre le 27 février et le 12 mars 2015.
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Auteur : Olivier Valcke

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