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Enquête Niveau de vie : 78 % des pharmaciens estiment que le chiffre d’affaires s’est dégradé

Crise, morosité ambiante, instabilité… personne ne semble épargné autour de nous. Ce constat s’applique-t-il également aux pharmaciens ?

  • Pensez-vous être favorisé ?

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  • Quel adjectif pourrait le mieux caractériser votre niveau de vie ?

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Un niveau de vie qualifié d’honnête

Privilégiés, les pharmaciens ? Favorisés ? Nantis ? Seuls 29 % des titulaires interrogés sont de cet avis. Pour décrire leur niveau de vie, le choix moyen se porte sur l’adjectif honnête (44 %), suivi d’instable (22 %) et de confortable (16 %). À noter que 26 % des préparateurs sondés jugent leur situation précaire.

  • Ces cinq dernières années, diriez-vous que votre qualité de vie au travail s’est…

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  • Ces cinq dernières années, diriez-vous que le chiffre d’affaires de la pharmacie s’est…

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Une dégradation générale ou presque…

PLFSS, baisses de prix, concurrence exacerbée, attaques sur le monopole… le contexte général n’incite guère à l’optimisme. Et cela se ressent au comptoir des officines, où 77 % des titulaires estiment que la qualité de vie au travail s’est dégradée ces cinq dernières années. Ils ne sont que 56 % chez les adjoints et 54 % chez les préparateurs à ressentir cette dégradation. Constat différent sur les bancs des facultés, où 57 % des étudiants pensent que leur qualité de vie s’est stabilisée.

  • Pensez-vous que votre pharmacie puisse se revendre facilement ?

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  • Et que vous allez réaliser une plus-value lors de la transaction ?

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Des cessions qui s’annoncent compliquées
Sale temps pour revendre son officine. 84 % des titulaires estiment qu’il leur sera difficile de le faire. Et seuls 21 % pensent réaliser une plus-value à cette occasion.

Témoignages :

« Quatre ans après le diplôme, je suis ‘‘dégoûtée’’ par mon métier… pourtant passionnant depuis les bancs de la fac et les quelques stages. J’envisage très fortement une reconversion professionnelle. »

« Très grande confiance dans ma retraite car je l’ai diversifiée et ayant eu la chance de faire une création il y a plus de trente ans, je réaliserai toujours une plus-value. J’adore mon métier ! »

« Les mots ne sont pas à la hauteur de l’anéantissement moral ressenti. Les financiers ont pris possession de nos humbles vies. C’est misérable. Nous ne mourrons pas sans lutter, avec le soutien nos patients/clients. »

« Ma pharmacie est pleine mais ma trésorerie est vide… Je ne sais pas comment cela peut durer ! »

« Âgé de bientôt 60 ans, je ne pourrai pas partir en retraite avant 66 ans afin de finir de régler ma pharmacie. Je fais partie de la génération qui aura payé sa boutique à prix d’or pendant plus de vingt ans avec les réaménagements de prêt successifs, pour la revendre une bouchée de pain, dans le meilleur des cas ! Avec les conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus – génériques, guerre des prix, réglementation, exigence croissante du public… –, la retraite sera une vraie libération ! »

La Revue Pharma en partenariat avec Pharmagest

Méthodologie : 186 titulaires, 101 adjoints, 50 préparateurs et 14 étudiants interrogés entre le 29 décembre 2014 et le 8 janvier 2015.
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Auteur : Olivier Valcke

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