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La pharma, une histoire de famille ?

De l’histoire ancienne, la pharmacie à papa ? Fait-on encore pharma par devoir familial ? Pharma et Pharmagest ont mené l’enquête.

  • Votre famille vous a-t-elle poussé à mener des études de pharmacie ?

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  • Avez-vous hérité de la pharmacie d’une personne de votre famille ?

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  • Travaillez-vous à l’officine avec l’un des membres de votre famille ?

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La fin de la pharmacie à papa
Pharmacien de père en fils, ce temps-là est révolu. Désormais, fiston ne suit plus les traces de papa et se dessine un avenir bien à lui. On s’installe sans pedigree, sans antécédents familiaux. Pour ce qui est de la vie à l’officine, là encore, on ne mélange pas vie affective et vie professionnelle. Seuls 23 % des pharmaciens interrogés travaillent ainsi avec un membre de leur famille.

  • Recommanderiez-vous les études de pharmacie à l’un de vos enfants ?

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Un cursus recommandé du bout des lèvres
« Êtes-vous fier d’être pharmacien ? » Ce fut l’une des questions posées lors de l’opération jeunes réalisée par l’Ordre et dont les résultats ont été communiqués en octobre dernier. 91 % des étudiants en filière officine y répondaient par l’affirmative. Autant dire qu’on ne retrouve pas ce même enthousiasme pour ce qui est de la promotion des études de pharmacie. Seule une faible majorité (59 %) recommanderait les études de pharmacie à l’un de ses enfants.

 

  • Comptez-vous revendre votre pharmacie à l’un de vos proches ?

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La cession, un cadeau empoisonné ?
Qu’on se le dise, la pharmacie familiale n’est plus la poule aux œufs d’or. Les pharmaciens l’ont bien compris. 87 % de nos sondés ne comptent ainsi pas vendre leur établissement à l’un de leurs proches.

 

  • Diriez-vous que c’est plus facile de travailler en famille ?

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Pas forcément une partie de plaisir
L’officine en famille ? Une source de conflits et de tensions pour une majorité de nos sondés, qui estiment qu’il est préférable de séparer vie familiale et vie professionnelle. De nombreux pharmaciens pensent que l’implication d’un proche dans la vie quotidienne de l’officine peut interférer négativement sur sa gestion.

Témoignages :

« Il me semble plus difficile de gérer les différends avec une personne avec qui on a un lien affectif. »

« Dommage que les ventes de pharmacies soient en partie monopolisées par des ‘‘familles’’. Ça ne fait pas baisser les prix de vente, et empêche des pharmaciens plus travailleurs d’accéder aux officines. »

« Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. »

« Ma femme à l’officine ? Plutôt le chômage ! »

« Vu l’évolution de la pharmacie, je ferai le nécessaire pour qu’aucun de mes enfants ne choisissent officine ! »

« 24 heures sur 24 en famille, c’est le divorce assuré ! »

« Mes parents pharmaciens ont deux enfants… pharmaciens ! »

« Nous sommes jumeaux et nous travaillons dans la même officine ! »

« J’ai travaillé douze ans avec mon mari et pas une seule fois je l’ai regretté car nous partagions tout, les moments durs comme les fous rires au comptoir. Depuis quatre ans, je suis seule dans une autre officine et ne plus être avec lui me manque énormément, à tel point que nous faisons tout pour retravailler ensemble. »

La Revue Pharma en partenariat avec Pharmagest

Méthodologie : 182 titulaires, 142 adjoints, 49 préparateurs et 23 titulaires interviewés entre le 28 novembre et le 5 décembre 2014

 

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Auteur : Olivier Valcke

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